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PHOTO NATURE : l'âme de la Terre

ART ABSTRAIT NATUREL : LA NATURE ET LE SOI

 
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Le réseau d'auteurs Focalis se développe


Le réseau se structure peu à peu et avant la fin de l'été nous serons en mesure de vous proposer un site complet riche en photos diverses avec des démarches très typées. L'article-vitrine a été mis à jour. Si tous les photographes n'y sont pas, voici tout de même une belle brochette de 21 auteurs de qualité. Les derniers arrivants : Frédéric Lefebvre, Jean-Marc Schwartz, Samuel Blanc, Michel Denis-Huot, Thomas Mangeat, Jean de la Tour, Olivier Sarbil.

> Réseau Focalis, la diversité en action !

 


[Nouvelle] La petite fille et le peintre


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Une histoire charmante, drôle et tendre, fondée sur une anecdote vraie, racontée par le peintre Didier Morlet. Tous ceux qui ont exposé ou visité une expo s'y reconnaîtront…

La petite fille se dandinait, tenant la main de son père avec la détermination d’une anguille prête à se lancer dans le monde. De son autre main, elle tendit le doigt vers un tableau mais sa mère la rabroua. « On ne montre pas du doigt en public », la tança-t-elle.

Jérémie regardait la scène sans y prêter attention, tant il était habitué à ce style d’action. Il avait même arrêté de se demander quelle autorité pouvaient avoir des parents négligés et débraillés, le sein ou la fesse à moitié à l’air. Qu’importe car il ne s’agissait pas d’autorité mais de tentative de destruction d’enthousiasme. La pseudo-bienséance est un moyen de dressage qui a fait ses preuves. Mais ça, il gardait ses réflexions pour lui car il ne faisait pas bon sortir de la bien-pensance. De toute façon, il n’était que peintre, après tout. Et la peinture, ça n’était pas une sinécure quand il fallait supporter la cohorte de touristes désœuvrés, dans le vain espoir que l’un d’eux s’intéresse à votre travail. Heureusement y avait-il des touristes avertis qui n’hésitaient pas à faire quelques milliers de kilomètres pour voir les galeries du sud de la France. On les reconnaissait au fait qu’ils ne mangeaient pas de glaces dans la galerie.

Le père de la fillette bailla sans sortir la main de son short colonial, dans lequel ses jambes en forme de clous poilus semblaient de trop. D’un geste classe, toujours sans sortir la main du sac à fesses, il lâcha la main de la fillette pour se remonter les roustons, comme on dit. Puis il s’extirpa une crotte de nez avant de s’avancer vers le comptoir. Les deux mains à l’air libre cette fois, il feuilleta le book de Jérémie sans marquer le moindre intérêt. Ses doigts avaient fini par prendre la forme des knackis qu’il engouffrait à longueur de journée. Ils laissèrent les substantielles empreintes consubstantielles à leur existence. Avant de sortir, l’hère lourd malgré ses cannes maigres n’adressa ni la parole ni un regard à Jérémie. Le peintre ne s’en offusqua pas bien au contraire, ainsi lui était épargné le flux d’ail que les relents qui entouraient l’homme laissaient présager.

Jérémie s’en offusqua d’autant moins que dans l’histoire, la fillette était libre de ses mouvements. Elle regardait les tableaux avec une concentration qui interrogeait Jérémie. Que voyait-elle qu’il n’arrivait peut-être pas à voir lui-même ?

Il fut interrompu dans sa quête par un juron de la mère… Suite

 (Suite)

Sur le blog de Darth : Interview Didier Vereeck


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Eh bien la vie est curieuse, voilà deux interviews coup sur coup. J'ai trouvé intéressant l'exercice car les questions étant différentes, je ne dis pas la même chose. Bon, je le reconnais, il faut être fan de ce blog pour les lire toutes les deux in extenso, mais je suis heureux de rencontrer ainsi un autre public.

J'espère à travers cette interview sur le blog de Darth donner à d'autres l'envie d'écrire, de créer des blogs et d'associer le tout avec la photo. Et bien entendu, le rêve serait de créer un appétit féroce pour l'abstrait !

Je suppose que vous connaissez déjà le blog de Darth mais si ce n'est pas le cas, c'est l'occasion d'en profiter pour l'arpenter quelque peu, il y a de la matière et de la diversité.

> Lire l'interview

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Une interview de Didier Vereeck par Mat ou Brillant


Clic/agrandir. Une photo choisie par Michel et que j'avais oubliée, et pourtant, c'est un tableau d'expo !

Michel Lecocq, président de l'association Mat ou Brillant, et membre du réseau Focalis, m'a déroulé le tapis d'une interview ; longue comme vous le verrez, et je l'espère intéressante. Les questions s'y prêtaient en tout cas.

Ce qui est amusant est le choix de photos qu'il a fait. La seconde, je ne me souviens même pas l'avoir prise, encore moins mise sur internet ! J'ai mis un certain temps à la retrouver : en fait, c'est un tableau d'expo. Comment ai-je pu l'oublier, et encore pire, oublier que je l'avais vendu ? Est-ce à dire que mon public aime des photos que je ne mets pas en avant ? C'est à méditer, en tout cas.

Profitez-en pour découvrir le blog de MoB et l'action de cette association de promotion de la photographie d'auteur qui cette année met en avant un auteur à qui j'ai fait un coup de cœur sur ce blog, et qui est également un auteur Focalis : Stéphane Hette (il a emporté les suffrages chez MoB bien avant que le réseau existe).

> Les interviews MoB : Didier Vereeck, co-fondateur du Réseau FOCALIS

Merci de vos commentaires

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Auteur est un métier d'avenir


Un auteur est-il un mutant de la modernité ? clic/agrandir

L'art semble aujourd'hui avoir donné ce qu'il pouvait (d'aucuns le pensent), il peine sur lui-même, la création est à réinventer. De plus en plus d'artistes sortent des cadres habituels et ne font plus partie du circuit de l'art. Ils mènent une démarche indépendante et réinventent la création, parfois modestement. En cela ils rejoignent les auteurs. L'auteurité réinvente la création tous les jours sans tambours ni trompettes.

L'art est la culture bourgeoise ou intégrée, religieuse ou non, il est fondé sur des codes sociaux. Il est l'apanage des riches et, comme le dit Michel Serres, celui de l'appartenance : on représentait non un individu, mais une caste (quitte à ce que le noble se déguise en paysan pour les besoins du portrait).

Or l'individualisme est passé par là et une interrogation personnelle est née, qui commence à porter ses fruits. [Suite…]

 (Suite)

[Editing] Défi aléatoire n°2


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Principe : choix aléatoire via mon catalogueur d'une de mes photos publiées ; puisque j'ai choisi un jour cette photo, il doit bien y avoir des raisons ? Lire aussi [Editing] Défi aléatoire.

Voilà le genre de photos que j'adore et qui assez souvent laisse indifférents les photographes mais plaît aux amateurs d'art.

Il s'agit de reflets sur de la glace. Le bleu est dû au ciel, le vert est de la mousse et le brun rouge… je ne sais pas trop. Sans doute le rocher, il y a beaucoup de rochers assez colorés, avec pas mal de rouge, dans les Vosges. L'intensité des couleurs est naturelle, due à deux choses : la glace qui modifie les couleurs, et le fait que la photo soit prise à l'ombre (mais un jour de beau temps, d'où le ciel bleu).

J'arpente souvent à la recherche de ce genre de photos qui semble facile à faire mais finalement, j'en ai très peu. Photographier un reflet est une chose, que la photo soit « habitée » en est une autre. La composition est importante également, afin que les reflets ne partent pas dans du n'importe quoi. Aussi, il est assez rare de trouver un endroit où les reflets sont suffisamment « organisés » pour que la photo ait une structure.

Il s'agit d'une photo argentique, et je suis très sceptique sur la possibilité de faire une telle photo en numérique. Déjà là, on est pour moi à l'extrême limite de l'effet artificiel, surtout à l'écran. Tirée sur papier, cette photo est bien mieux, nénamoins il n'est pas rare que l'on me demande si c'est « fait avec un ordinateur ».

Or il n'y a pas la moindre retouche. Même pas de post-traitement, en fait, comme pour la plupart de mes photos argentiques. En effet, je les montre souvent en format carte postale, qui ne sont que des tirages 10x15 issus d'une Frontier ; un tirage pas tout à fait automatique car je demande toujours un contraste marqué, mais c'est tout.

Pour en revenir à cette photo, elle correspond pour moi à une vision poétique des choses. Elle m'émeut au niveau de ce que je pourrais appeler le cœur profond : pas vraiment une émotion, un sentiment, quelque chose comme un contact avec l'impermanence des choses, ou le fait de toucher intérieurement la magie du monde.

Pour faire une telle photo il n'y a pas de règle, d'ailleurs en terme de composition elle ne correspond à rien de précis. Mais parfois, il y a l'accord d'un moment, d'un endroit et de l'âme du photographe. De ce même lieu et ce même matin, j'ai dix photos d'expo (sur 60 photos prises) qui ont toutes quelque chose de spécial (on aime ou pas bien sûr), comme par exemple celle-là ou celle-là.

Je suis retourné souvent en ce lieu de la Petite Meurthe (le Valtin) car de belles cascades de glace offrent des reflets variés. Mais cette photo est la seule, je n'ai même pas un exemplaire approchant. Il y a parfois des choses uniques dont on se rend pas compte sur le coup.

Merci de vos commentaires

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[Auteur] Pourquoi une photo vaut quelque chose plutôt que rien ? Pour un service de l'esprit


 
En tant que produit, le prix des photos est désormais proche de zéro. Clic/agrandir

J'ai écrit divers articles sur le coût des photos, d'autres sur la manière de réagir face à la chute drastique du prix des photos. Je vous propose ici une autre approche…

De la photo en tant que tirage d'art

La photo est vendue en tant qu'œuvre, pour elle-même, dans des conditions définies (maxi 30 tirages signés et contrôlés par l'auteur). De l'œuvre à l'œuvre d'art il n'y a qu'un pas, que beaucoup franchissent allègrement. Il y a pourtant un gouffre entre les deux, gouffre dans lequel l'imprudent risque fort de tomber ! Le risque est d'autant plus grand que la dénomination adoptée par le législateur, « tirage d'art », ajoute à la confusion.

Ainsi l'auteur, qui n'est pas un artiste au sens où il ne connaît pas le marché de l'art, se retrouve néanmoins propulsé sur ce terrain. Or qu'est-ce qui fait le prix d'une œuvre d'art ?

Sa rareté : mais une photo n'est pas rare, les tirages d'art peuvent aller jusqu'à trente. Qu'on limite à trois ou sept par exemple, voire à un exemplaire avec destruction du fichier (difficile à prouver) ou du négatif, la photo n'étant pas produite directement par l'artiste lui-même peine à être vue comme rare.

La cote de l'artiste, le marketing : il est rare qu'un photographe ait une cote élevée et même une cote tout court, quant au marketing, rares sont les galeries prêtes à faire la démarche. La cote et le marketing sont réservés à quelques photographes estampillés artistes, dont la photo n'est souvent que l'un des mediums.

Le prix que l'acheteur est prêt à payer dépend du coup de cœur et des différents points évoqués au-dessus. Il est rare qu'un acheteur soit prêt à payer cher une photo pour diverses raisons (suite…)

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[CONTE] L’enfant qui regardait les couleurs


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Voici à votre lecture le troisième des Contes de Thomas.
Un peu de poésie…

Ar Grand peinait un peu mais il ne le montrait pas, non par orgueil mais pour ne pas inquiéter Thomas. Le petit ange découvrirait assez tôt que les forces de son arrière-grand-père déclinaient au fur et à mesure que les siennes augmentaient. Pour l’instant, la différence d’âge était idéale. Les petits pieds de Thomas n’allaient pas plus vite que les compas fatigués d’Ar Grand. Bien sûr, le vieil homme marchait régulièrement tandis que Thomas butinait, mais ça leur convenait à tous deux.

La montée était raide et il y avait bien plus commode pour arriver au plateau mais Ar Grand avait tout prévu : une fois en haut, les parents de Thomas les attendraient sur la route qui passait à proximité du sommet du plateau. Entre-temps, outre cette agréable montée à parler de tout et de rien, puis le silence qui s’était imposé avec la raideur des dernières pentes, entre-temps donc, ils auraient eu tout le loisir de contempler le… suite…

 (Suite)

FOCALIS : COMMENT ENTRER DANS CE RÉSEAU D'AUTEURS PHOTOGRAPHES ?


Le réseau Focalis attise actuellement la curiosité des photographes, qu'ils soient auteurs, professionnels ou amateurs, et même chez des non-photographes qui ont compris que Focalis était ouvert à des auteurs de l'écrit, des artistes, des graphistes, et d'une manière générale à tout créateur qui a un rapport au moins indirect avec la photo. Nous voulons garder une âme photographique, mais au fur et à mesure que le réseau s'étendra, nous intégrerons des auteurs pas exclusivement photographes s'ils sont dans notre esprit.
 
Le réseau d'auteurs Focalis est ouvert à tous ceux qui :

• sont auteurs (amateurs ou pros) dans tous les genres photographiques sauf le nu. Il faut donc avoir une démarche, aussi refusons-nous les pros ou les auteurs qui ont seulement un statut et font des photos classiques, aussi belles soient-elles. À noter que pour certains la démarche est ailleurs que dans les photos elles-mêmes qui peuvent donc être banales en apparence (parfois le cas en reportage).

• sont des « gens bien » : certes difficile à définir mais l'aspect humain est plus important que l'aspect photo. En général dans le milieu « ça se sait ». Si aucun membre du réseau Focalis n'a d'informations, nous vous laissons entrer dans le réseau à titre d'essai, après contact téléphonique. L'auteurité passant par un travail intérieur, il semble tout de même difficile que cela ne se traduise pas dans le comportement.

• ont le sens de la collectivité car nous voulons échanger nos contacts en confiance, et construire de la valeur ensemble. L'auteur est souvent solitaire et c'est normal mais s'il est perso, c'est rédhibitoire. Il ne faut pas confondre autonomie (recherchée) et indépendance (qui rime souvent avec chacun pour soi). Pour des raisons de gestion du forum privé, nous évitons les personnalités égocentriques, qui ont besoin des autres et de leur avis à tout bout de champ, car c'est épuisant. De même, nous n'acceptons pas les personnalités par trop autistes car cela rend difficiles les échanges.

• partagent nos valeurs et nos critères, et parmi ces derniers notamment l'engagement de travailler de manière professionnelle, et surtout d'améliorer cela un peu chaque jour pour tendre vers une charte de qualité et plus tard, un label. Pour connaître les valeurs du réseau, il suffit de lire les articles conseillés ci-dessous.

Pour faire acte de candidature au réseau d'auteurs photographes Focalis,

• en premier lieu, lire afin de comprendre ce que fut le projet et ce qu'est le réseau :

- le fil Chassimages « Créer un réseau d'auteurs ? Qui est partant ? »
- mes articles successifs, qui sont des synthèses
> Crise de la photo : faire d'auteur une profession
> Qu'est-ce qu'un auteur ?
> Des individualistes en réseau, est-ce possible ?
> Pour des états généraux de la photo, oui mais…
> Réseau Focalis, des auteurs photographes pour un horizon commun
> Une mini-vitrine (22 photographes) : Réseau Focalis, la diversité en action !

Voir également quelques membres :
- Réseau Focalis : un réseau d'auteurs Photographes
- Le reseau FOCALIS : un avenir moins noir
- et sur le site des éditions Luigi Castelli : Le réseau Focalis au service des professionnels de l'image et du texte

Rien ne vous empêche de laisser des commentaires au fur et à mesure de vos lectures, ça nous permettra de prendre contact si nous ne nous connaissons pas encore.

• ensuite se demander ce qu'on peut apporter au réseau, au-delà de ses photos qui ne sont que le minimum. Certains ont du temps pour le réseau, d'autres des contacts ou l'envie de pousser les portes, d'autres ont créé des événements ou bien y ont leurs entrées, ou encore des compétences hors photo utiles (informatique, entreprise, commercial, communication, carnet d'adresses, écrit, créa, etc.). À noter que si vous êtes connu et que soutenir l'initiative vous intéresse, vous pouvez vous proposer comme parrain.

• envoyer un mail de candidature à l'un des membres du réseau Focalis avec lettre de motivation, court CV, coordonnées complètes et liens vers vos photos (préparer un album perso pour ceux qui n'ont pas de site). Si vous avez un site pro, nous vous conseillons de faire une sélection et de la placer dans un dossier spécial car en général, un site pro est destiné à la vente, et peu représentatif d'une éventuelle démarche d'auteur (qu'ont certains professionnels).

• vous avez alors un parrain qui proposera votre candidature au réseau via le forum privé et s'il n'y pas d'opposition dans la semaine, il vous recontactera. Vous vous inscrirez sur le forum privé et confidentiel sous vos vrais noms et prénoms.

• Vous avez alors un mois pour trouver votre place, vous faire connaître et découvrir les autres membres, montrer en quoi vous êtes contributif, etc. La première semaine, vous envoyez votre chèque pour l'inscription à l'association Focalis, qui ne seront encaissés que lors de votre confirmation (délais possibles si problèmes financiers).

• Au bout d'un mois, vous êtes membre du réseau d'auteurs photographes Focalis. En cas de problème, nous pouvons décider de mettre fin à l'expérience avant la fin de cette période mais à vrai dire, il ne devrait pas y avoir de raison.

Si quelque chose en vous pousse et se manifeste dans vos photos et votre vie de tous les jours, faites acte de candidature !

Didier Vereeck, auteur photographe et auteur de l'écrit
Membre du Réseau FOCALIS, fondateur et président, article écrit au nom du réseau.

Merci de vos commentaires

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Réseau Focalis, la diversité en action !


 
Le réseau d'auteurs Focalis suscite l'intérêt et des questions : quel but ? Qui et sur quels critères ? Pour quoi faire ? Quel genre de photos ?

Le but est de promouvoir la photo d'auteur et, au-delà de la photo elle-même, l'auteur en tant qu'être en recherche dans sa diversité d'intérêts. C'est l'assurance pour les clients et partenaires de Focalis de trouver aussi bien la photo qui leur plaît qu'une démarche et diverses compétences (écrit, graphisme, par exemple).

Pour quoi faire ? Nous visons les expos et l'édition, la vente de tirages, l'entreprise. Nous tenons à nous insérer dans le milieu de la photo en bonne entente avec tous et agir pour valoriser l'auteurité.

Qui ? Pas d'exclusive, du moment que la démarche d'auteur est forte : amateurs et pros, illustrateurs et artistes, social et nature, le point commun est un engagement de sérieux et de qualité, un comportement professionnel même pour les auteurs-amateurs.

Quels critères ? Humains principalement car ce qui nous intéresse est la personne derrière la photo.

Quel genre de photos ? Pas de style ou de domaine particulier même si plusieurs sont classés photo nature au sens large. Voici un aperçu. Lors de l'ouverture de notre site (cet été), vous verrez à quel point le réseau Focalis est la diversité en action et le meilleur de l'auteur. Et d'ici là, nous serons plus nombreux.

> Aller sur le site de l'auteur : clic sur son nom 



STÉPHANE BOUILLAND                     NICOLAS GENETTE                  STÉPHANE HETTE                    HENRI WILLEM


JEAN-PAUL FALGUIÈRES                  DIDIER VEREECK                    HENRI COMTE                   PASCAL BOURGUIGNON


  
 
JEAN-MARIE SEPULCHRE                      XAVIER COULMIER             JOHN EDOUARD ANDERSON               LAURENT GUÉRINAUD

 
 
GUILLAUME LAGET                      FRÉDÉRIC LEFEBVRE             JEAN-MARC SCHWARTZ               SAMUEL BLANC

 
 
MICHEL DENIS-HUOT                         THOMAS MANGEAT                           JEAN DE LA TOUR

BENOÎT DORCHIES          OLIVIER SARBIL


 

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> Qu'est-ce qu'un auteur ?
> Réseau Focalis, des auteurs photographes pour un horizon commun
> Le réseau Focalis au service des professionnels de l'image et du texte
> Focalis, comment entrer dans ce réseau d'auteurs photographes ?

[Editing] Défi aléatoire


Être auteur, c'est choisir : choisir ce qu'on photographie, ou ce qu'on écrit par exemple, choisir ses sujets, choisir telle ou telle photo. Ou tout simplement, dans son catalogue, choisir ce qu'on garde et sur internet, par exemple, choisir ce qu'on publie.

Mais pourquoi choisit-on telle photo ?

Tous les auteurs savent qu'il y a une différence souvent importante entre ce qu'ils aiment, et conservent jalousement au secret de leur catalogue, et ce qu'ils publient. Même si je n'ai pas publié toutes mes photos les plus difficiles, je les ai mêlées ici ou là à des galeries. Si vous les avez parcourues, il est probable que vous vous soyez assez souvent dit « tiens, pourquoi il a mis ça, moi je l'aurai jetée ! ».

J'ai actuellement deux mille photos publiées sur internet… je me lance une sorte de défi inverse au processus de sélection. Par un tri aléatoire, je sortirai la première et je ferai un commentaire dessus. On verra si je suis inspiré et si j'arrive à expliquer pourquoi je l'ai publiée.

Je m'engage à écrire comme ça vient, sans chercher particulièrement ; disons que chaque billet devra être écrit en moins d'un quart d'heure.

Normalement, puisqu'au moment de la publier je n'ai pas choisi telle ou telle photo par hasard, il ne devrait pas être trop difficile d'en ressortir n'importe laquelle et de m'exprimer dessus. C'est une façon de me découvrir davantage en tant qu'auteur car cela me conduira sans doute à mettre en avant des photos que j'ai certes publiées, mais dans une relative discrétion.

D'ailleurs, le sort est moqueur : ça commence bien… Suite…

 (Suite)

Réseau Focalis, des auteurs photographes pour un horizon commun


Clic/agrandir. Des êtres différents dans des espaces différents se retrouvent au sein d'un même univers : le réseau Focalis !

 
Le 6 février, l'idée d'un réseau d'auteurs photographes était lancée en réponse à l'isolement ressenti par bien des auteurs, isolement jugé en partie responsable des difficultés à se faire connaître et à valoriser la photo de qualité (Crise de la photo : faire d'auteur une profession). Le 24 février, un forum privé était créé, afin de permettre des échanges de qualité et mieux se connaître. Le 2 mars, la charte du réseau était adoptée et les engagements de principe pris. Le 21 mars, l'association Focalis est créée, 44 jours plus tard.

Le réseau Focalis est le premier réseau d'auteurs photographes car jusque là, seuls des collectifs existaient. Il est fondé essentiellement sur des valeurs d'humanité et la mise en avant de la démarche d'auteur (Qu'est-ce qu'un auteur ?).

Le réseau Focalis est là pour construire de la valeur. La mise en commun des expertises des uns et des autres, très stimulante en interne, débouchera entre autres sur des articles et des tutoriaux, publiés sur notre futur site.

Pour atteindre le but d'enrichissement humain, le forum privé confidentiel place la courtoisie et la qualité de l'échange en principes intangibles. Chacun développe ses arguments sans être inutilement contré, afin d'approfondir son point de vue. La confidentialité permet de se dévoiler et que naissent des affinités imprévisibles.

La confiance établie permet la mise en commun des contacts et donc une plus grande capacité à répondre aux demandes de cessions ou d'expositions. Des synergies se font jour, des projets communs et porteurs se développent. Nos divergences sont nos forces créatrices communes (Des individualistes en réseau, est-ce possible ?).

Stimulés les uns par les autres, étudiant les démarches de chacun et leurs résultats photographiques, la qualité de notre travail va connaître une embellie voire des changements imprévisibles par le biais de croisements d'approches déjà en cours.

À nous tous, nous représentons une force photographique en marche, et pas seulement photographique, d'auteur dans sa multiplicité. Aussi allons-nous porter haut et loin le concept d'auteurité, que nous nous attacherons à définir et à faire reconnaître pour le plus grand bien bien de tous, pros comme amateurs.

Le réseau Focalis est un réseau de mains qui donnent et qui reçoivent, les yeux rivés vers un horizon d'auteur, personnel à chacun mais hautement collectif dans sa profondeur.

À cet effet nous avons choisi une structure associative mais en interne, nous structurons le travail comme dans une entreprise, afin d'avancer rapidement dans chaque pôle de compétences et d'adopter l'esprit de nos clients. La clé de la production de valeur est aussi la structure qui permet le travail efficace et commun d'individus ayant chacun peu de temps.

Cette valeur ajoutée collective et la réunion de talents multiples garantit au client qu'outre une photo de qualité, personnelle, il trouvera si c'est son souhait toutes les compétences dont il a besoin, tant dans le domaine de la photo que dans ceux de l'écrit ou de la communication, voire de la réflexion sur des concepts novateurs.

Nous souhaitons que la création de ce réseau d'auteurs soit un bain de jouvence pour tous dans la période difficile qui s'annonce, aussi viendrai-je régulièrement vous informer des avancées ou de divers points, afin que vous puissiez suivre l'aventure et, pourquoi pas, décider d'en faire partie.

Le réseau Focalis, un aventure à suivre !

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Pour des états généraux de la photo, oui mais…


Clic/agrandir. Que la lumière dessine le contour de nos décisions…

Un appel a été lancé par l'UPC, intitulé Sauvons la photographie, et appelant à des états généraux de la photo. J'ai reçu pas mal de mails et d'appels téléphoniques me demandant pourquoi je ne relayais pas cette pétition. Connaissant mes différents engagements, cela en a surpris plus d'un. Eh bien, tout simplement, j'étais mal à l'aise avec certaines choses.

Sur le fond, je suis totalement en accord avec des états généraux de la photo, que j'ai réclamé à diverses reprises sur le forum Chassimages. Je suis encore plus d'accord avec la nécessité d'une réglementation, et notamment d'un prix minimum, que j'ai si souvent réclamé sur les forums, et repris à longueur d'articles.

Néanmoins, je ne souhaite pas tomber dans un corporatisme et il est clair qu'il n'est pas besoin de vouloir sauver la photographie, qui n'en a pas besoin, mais les photographes. Et cela, ça me dérange un peu. Bien que photographe (auteur, en fait) moi-même, je ne m'associe pas à cette volonté de préserver son pré carré.

Ce qui m'intéresse est de « sauver » la création, et la qualité. La photographie n'a pas besoin de nous pour être sauvée, oui mais quelle photo ? N'importe qui aujourd'hui peut faire une photo réussie sur le plan technique, et bien composée par dessus le marché. Le niveau moyen a considérablement augmenté. Oui mais y a -t-il un auteur derrière la photo ? Suite…

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[Nouvelle] Le dernier des clones



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Quel pays, avec son plafond bas à force d’être écrasé de nuages de fin du monde ! Quelle boue profonde dans laquelle elle pataugeait chaque jour que Dieu a fait ! « A fait », oui, car il ne semble pas qu’il en fasse de nouveaux, ces temps-ci. Dans la solitude de ce monde glauque, Géraldine avait la sombre impression que le Créateur les avait abandonnés. Que la pluie tombe, ce n’était qu’un moindre mal. On s’habituait à tout, le deuxième hiver nucléaire avait beaucoup moins fait parler que le premier, puis le temps avait passé. Les organisations nécessaires étaient en place. Ça, les organisations, ça les connaissait.

Pour régler le problème qu’elle avait, ce n’était sûrement pas l’Organisation qui l’aiderait. Ils seraient trop contents de l’enfoncer, même. Elle ne devait sa survie qu’à son isolement. Seule au milieu de 500 km2 de boue, ça dissuadait quiconque d’entreprendre le voyage. Chacun était bien trop préoccupé à galérer dans sa propre boue pour imaginer lui rendre visite.

La boue… Le froid lui serra le cœur. La neige commença à tomber. La boue ne serait bientôt plus qu’un souvenir. Comme chaque année à la même époque, il neigerait probablement sans discontinuer pendant six bons mois. « La boue, oui, profite de la boue, tu n’es pas près de la revoir ». Elle préférait la boue à cette neige ininterrompue qui s’insinuait partout. Boue ou neige, elle était seule mais la neige… Non !

Elle était seule à contempler le désastre. Elle en avait arrêté toute l’usine. Les robots attendaient, désœuvrés. « Il ne faudra pas les immobiliser trop longtemps, avec cette humidité et le froid qui arrive, je vais les perdre ». Géraldine se mit presque à rire, elle se reprit. « Le froid… Ça ne risquait pas de leur faire quoi que ce soit, aux robots ! » Par contre Géraldine… (suite)

 (Suite)