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PHOTO NATURE : L'ÂME DE LA TERRE

[Auteur] La photo a-t-elle un prix, et lequel ?


À l'heure de la guerre des prix, bien des discussions ont lieu car la photo évolue entre produit et création. S'il est normal qu'une création n'ait pas de prix défini, il est surprenant et malsain que personne ne soit capable de donner un prix pour un produit. Dans cet article, je parle uniquement de la photo de stock (photothèque).

Plaçons-nous d'abord dans un cadre légal : si les amateurs devaient fonctionner dans un cadre de marché, ils ne pourraient pas dire qu'une photo ne coûte rien. En fait, amateur ou pro, le prix de revient d'une photo est le même (de toute évidence, le coût de revient réel est même largement supérieur chez l'amateur, moins efficace).

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[Auteur] La photo est-elle une création ou un produit ?


Dans l'histoire, la photo a évolué de la création vers le produit. Et, n'en déplaise à ceux qui voudraient qu'elle soit surtout une création, elle est aujourd'hui avant tout un produit. Un produit de grande consommation, même : imagette d'illustration, image générique aérant un sujet (ménagère de 50 ans, adolescent rebelle, paysage standard pour brochure de vacances, etc.). La dimension artistique est cantonnée aux expositions. On demande surtout à une photo d'être bien réalisée. De ce point de vue, une « bonne photo » est tout simplement une image techniquement réussie, la composition faisant partie de la technique.

C'est là où le bât blesse : il n'y a pas si longtemps, il y avait un gouffre entre amateurs et professionnels. Mis à part quelques experts, rares étaient les amateurs capables de produire une image de qualité suffisante dans n'importe quel domaine. Or le niveau moyen des photographes a considérablement augmenté et c'est bien normal (dans tous les domaines le niveau moyen augmente). Parallèlement, la survenue du numérique et ses progrès ont rendu plus facile que jamais la réalisation d'une photo, avec un coût apparemment nul pour les amateurs, qui par essence ne comptent ni leurs investissements ni leur temps.

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[Art] Art moderne et spiritualité



La création
« la photo abstraite c’est questionner l’essence du monde ». Clic/agrandir

Et si la perte d’influence des églises, le cartésianisme et la montée de l’individualisme incitaient chacun à chercher sa propre spiritualité dans son quotidien ? Les recherches spirituelles sont devenues plus personnelles (avec d’ailleurs un risque de supermarché spirituel et de gourous qui n’est pas notre sujet dans ce billet).

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[Mise en pages] Huit pages : un défi, ou l'aventure d'une maquette


 
intérieur

Exemple de pages intérieures du livre Objectif Nuit de Guillaume Laget. Le trait blanc à gauche et en haut matérialise le trait de coupe. La partie au-delà est appelée bord perdu : on le verra dans l'article, ça a son importance ! 

Maquettiste occasionnel par goût et par passion, quelques éditeurs fidèles utilisent mes services. Je suis plutôt habitué aux gros livres, autour de 300 pages (textes et schémas). En photo, les livres sont toujours plus minces, bien entendu, 96 pages le plus souvent.

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[Conte] Le vieil homme et la photo


Une nouvelle de Didier Vereeck sur une anecdote d'Antoine berger

Augustin regarda une dernière fois la montagne, l'œil rivé, le regard vide. Il se concentrait pour ne pas être tenté de regarder ce qu’il tenait dans ses doigts enfoncés dans la poche de son veston. Son premier billet de train.

– Mais ousque tu vas donc ? cria Marie.

Il ne répondit pas, elle savait.

– Te vl’à ben endimanché pour aller aux champignons ! Et prends donc ton sac si tu couches à la cabane !

Le mensonge était gros mais Marie l’avait gobé. Pour sûr, il n’était pas un menteur, alors…

Tpete des Toillies

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[Art] L'abstrait pur peut-il exister ?


Note : il ne s'agit bien sûr que d'un point de vue partiel et pas d'une thèse, quelques réflexions et impressions sans la moindre prétention de faire le tour du sujet, pas de quoi se prendre la tête.

On remarque que lorsqu'on observe une photo macro (ou proxi), on tend à sortir de l'abstrait pur en cherchant des formes identifiables ou en identifiant la matière. Cette inclination est due au mode de fonctionnement de notre cerveau, qui cherche avant tout à se retrouver en terrain connu. Il y parvient par deux voies principales, la mémoire et le fonctionnement de l'œil.

La mémoire permet d'assimiler un objet à un objet déjà connu et ensuite, via le langage, de le catégoriser. Ainsi, le fait de nommer les choses est tout à la fois un processus d'abstraction (car la chose nommée n'est plus un objet précis mais une classe d'objets) et un processus permettant de sortir de l'abstraction (plus exactement : de l'inconnu), en disant : je reconnais cette chose. Moyennant quoi, ce que nous reconnaissons nous détourne d'une observation attentive.

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[Auteur] Vol de photo (ou de texte) : comment réagir

 


Le vol de photo est de plus en plus fréquent via internet. Il énerve, il fait perdre du temps : outre le vol en lui-même, on perd de l'argent et de l'énergie par le temps engagé à savoir comment réagir. Aussi je propose un mode de conduite standardisé, valable aussi bien pour les amateurs que pour les auteurs ou les professionnels. Le but est la pédagogie, qu'il se sache qu'une photo s'achète (et qu'en plus, pour un usage internet, ce n'est pas cher) ou qu'au minimum, on demande avant d'emprunter, et qu'ensuite on joue le jeu : nom du photographe et lien vers son site (ou vers le site d'emprunt de la photo).

 

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[Art] Art préhistorique : de l'image au sens


Visage furtif

Animal étrange imaginaire ou pas ? Clic pour agrandir

Il y a 50 000 ans, l'homme commençait à dessiner sur les parois des cavernes. Il a pu le faire grâce au développement de sa capacité à se représenter. Liée à la structuration du lobe frontal du cerveau, elle n'apparaît que chez l'homme récent.

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[Technique] Profondeur de champ : enfin une base fiable ?

Suite à l'article, Hyperfocale, un mythe (qu'il est conseillé de lire au préalable), de nombreuses questions sont venues sur la profondeur de champ, l'hyperfocale n'en étant qu'une utilisation particulière.

La profondeur de champ est le Graal du photographe. D'aucuns se font fort de la maîtriser au centième, exhibant leurs abaques. D'autres utilisent l'échelle de profondeur de champ de leur boîtier, inconscients du fait qu'elle est à la fois fausse (approximative) et trompeuse (sauf à accepter, comme à l'hyperfocale, une résolution de 1,4 Mpx).

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[Galerie] La levée du masque


La levée du masque

La levée du masque - Clic/agrandir 

Cette photo est pour moi un univers à la Dali. Un jour je ferai comme pour Cézanne, un livre dans la collection Reflets d'artistes, cette fois pour approcher en photo le monde de Dali. Ce que je trouve amusant, vu le personnage de Dali souvent considéré comme un être à l'ego démesuré, est le thème réel de cette photo, que j'appelle La levée du masque.

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