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PHOTO NATURE : L'ÂME DE LA TERRE

[Editing] Défi aléatoire n°3


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J'avais un peu laissé de côté mon exercice d'editing aléatoire mais j'ai reçu quelques rappels à l'ordre par mail de « fans », que je remercie. Je rappelle brièvement le principe : parmi toutes mes photos publiées sur internet, en sortir une de manière aléatoire (via un catalogueur) et en faire un commentaire.

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[Nouvelle] Hé les figues !


Clic/agrandir. La propriété est souveraine, bien sûr. Mais dans un contexte de gaspillage qui contraste avec la déprise agricole de bien des campagnes, est-il judicieux d'interdire à d'autres de ramasser les fruits non récoltés sous prétexte qu'on est chez soi ?

Je ne prétends évidemment pas résoudre ce conflit, juste poser la question à travers une nouvelle fondée sur des faits. Vous n'aurez pas de mal à identifier ce qui n'est pas réel…

Jenny chuchota à Marco « Il y a un type qui nous appelle sur la route ». Marco finit de cueillir les trois figues bien mures qui étaient à sa portée pendant que Jenny en mangeait une autre. La région regorgeait de figues mais cet arbre était le plus précoce, il donnait son plein de fruits énormes et juteux début août. Un vrai régal en accompagnement de salades vertes, ou coupé en tranches avec du sésame, ou encore tel que, bien sûr. Marco remonta sur la route, une de ces petites routes de hameau sur lesquelles il passe trois voitures par jour. Un type était là, gesticulant, l'air furibard.
- Vous êtes chez moi !

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[Auteur] Droit moral : le droit de repentir (ou de retrait)


 
Le droit de repentir est une importante part du droit moral, qui joue principalement dans l'édition, mais est susceptible de concerner toute œuvre. Il s'agit de la faculté qu'a l'auteur de refuser finalement une publication, ou de la faire retirer du commerce, malgré un contrat qui le lie. Contrairement à ce que pensent beaucoup d'auteurs de l'écrit, cette renonciation n'est pas gratuite, elle emporte indemnités, lesquelles sont même supposées pouvoir être versées avant mise en œuvre du droit de repentir, ou qu'à tout le moins la somme nécessaire soit consignée.

Les indemnités à prévoir sont nécessairement élevées car elles doivent couvrir les frais engagés mais surtout les bénéfices estimés. Pour un livre par exemple, on peut facilement arriver à des sommes de cinquante mille euros, et bien davantage. On comprend donc que ce droit est finalement rarement mis en œuvre. Il n'en demeure pas moins qu'il reste un volet essentiel du droit moral. En photographie notamment, il pourrait devenir important car les indemnités seraient bien plus faibles, et ce pourrait être un moyen de lutter contre certaines pratiques abusives, comme le « libre de droit » et autres microstocks.

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