[L'âme de la Terre] Poésie et abstrait naturel
Au bord d'une rivière le voyage intérieur commence. Clic/agrandir
La photo de paysage incite à chercher, et donc à découvrir. À la recherche d'un point de vue intéressant, ou poussé par je ne sais quelle nécessité intérieure, je circule partout comme un ours (!) et je finis par me retrouver dans des endroits improbables, des lieux les plus nus ou laids à d'autres tellement sauvages ou inextricables que je me demande comment je suis arrivé là.
Comment, et surtout pourquoi. Il n'y a pas de réponse, sauf à admette qu'une nécessité intérieure, une sorte de poésie qui ne demande qu'à sourdre des veines, m'a guidé. Il reste alors à être vraiment présent, avec tous ses sens. Écouter et sentir en premier, regarder ensuite. Il est en effet nécessaire que ce soit les autres sens qui pilotent l'œil, sinon il ira chercher ce qu'il a toujours vu : rien de neuf.
Une poésie qui ne demande qu'à sourdre des veines. Clic/agrandir
Ainsi poussé, j'oublie jusqu'au paysage et mon œil entame sa balade personnelle. Au bord d'une rivière le voyage intérieur commence. Dans les reflets à la calligraphie changeante n'est-ce pas une ondine qui nous parle ? La beauté de la nature est dans le regard, la merveille dans un détail qui remue le cœur. Quelques gouttes adamantines sur une brindille et la poésie sourd de notre cœur en perles éternelles.
La poésie de la nature touche le cœur jusqu'à « l'abstrait naturel », ce moment d'abstraction où l'image est photo et peinture à la fois. La merveille se laisse photographier pour peu qu'on la voie, trucage et retouches ne sont ni nécessaires ni utiles. Tout est dans le coup d'œil (cet œil s'est développé en Lorraine et en particulier dans les Vosges. Je me suis laissé envoûter par le mélange de graphismes champêtres, de forêts profondes et d'eaux colorées propre à la région).
Ainsi, le paysage est pour moi la porte d'entrée. On me dit que mes cadrages sont particuliers mais… je n'y peux rien. J'ai la sensation que c'est la poésie du monde qu'on prend en pleine face ! Dans ce flot poétique, il ne reste plus qu'à s'accorder. La petite musique intérieure peut alors se jouer, l'œil s'affine et l'abstrait se dessine. Les photos les plus abstraites montrent à quel point la nature est une merveille d'art qui réconcilie l'éternel et l'éphémère.
N'est-ce pas une ondine qui nous parle ? Clic/agrandir
Alors j'invite le poète en vous à regarder et surtout revenir, à s'évader et pourquoi pas à le faire partager via des commentaires.
> Naissance de l'art abstrait naturel
> Sommaire visuel de mes photos abstraites (galerie Arana)
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29 Juillet 2008 à 17:48 dans
- DÉMARCHE



