[La nature et le soi] La porte étroite
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Sur cette vue de stalactite, un homme au chapeau noir est face à nous (dans le tiers gauche, et sur une ligne plus ou moins médiane). Son œil gauche est noir, le droit est éclairé par une vague lueur. Son visage peu distinct semble simiesque. Sur sa droite et sous sa tête, une cape bleue l'habille. Au-dessus de son chapeau il semble y avoir un espace qui se referme, surmonté d'un trait blanc lumineux. À gauche, une structure verticale ressemble à une colonne. À droite, la colonne est lumineuse, blanche.
La photo nous montre face à notre futur. Nous voudrions avancer mais un homme inquiétant nous barre la route. Cet homme, c'est nous-même côté animal, côté représenté par le simiesque des traits, nous-même et nos peurs. Nous aimerions bien en être débarrassé mais sans nos peurs… nous aurions encore plus peur. Nous éprouverions la vraie peur, qui est celle de l'absence de Dieu. Si nous avançons et dépassons l'homme-animal, qu'y a-t-il ? Et s'il n'y avait rien ?
Le premier plan, avec la cape bleue et les reflets qui font penser à un lac, nous indique que nous sommes dans un marécage, celui de nos illusions, en train de digérer tout ça. Il le faut pour oser s'aventurer plus loin, pour dépasser ses peurs.
Tout le blanc à droite fait penser à la lumière de la lune. Nous voilà bien, si nous devons nous fier à la lumière trompeuse de la lune ! En réalité, ce qui est trompeur est de se croire éclairé. Nous nous croyons dans la lumière mais l'existence de nos peurs nous prouve que non. Ces peurs qui nous protègent de la grande peur nous rappellent que nous ne sommes pas dans la lumière et que pour la trouver… il faut traverser l'obscurité.
Il nous reste donc à traverser le noir du chapeau, c'est-à-dire notre tête, notre intellect, nos constructions et rationalisations, pour un peu plus loin (un peu au-dessus sur la photo) rencontrer notre noir intérieur. Au beau milieu de cette terreur qui nous guette, il faudra être assez solide pour continuer. Le chemin est tout tracé, c'est le trait lumineux qui monte et sort de la photo. Il est tout tracé mais il est étroit, la porte est étroite et nul ne sait où elle mène. Peut-être ne mène-t-elle nulle part ? Peut-être n'y a-t-il rien derrière ?
Peu importe, si nous voulons trouver la vraie foi qui suppose d'accepter que peut-être nous ne serons pas sauvés, il faut avancer. La colonne de gauche semble indiquer que nous pouvons nous appuyer sur notre propre sagesse. Reste à savoir si nous avons acquis assez de sagesse pour avancer…
Merci à Jacques Osanati qui m'a inspiré ce texte.
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10 Octobre 2008 à 19:53 dans
- SÉRIE LA NATURE ET LE SOI

