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PHOTO NATURE : L'ÂME DE LA TERRE

[La nature et le soi] La renaissance


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Au centre de la photo, une silhouette sombre semble aller vers le fond, dans un ensemble blanc. Très peu de couleurs dans cette photo, il est question de cheminer dans les ténèbres. Le blanc autour du personnage évoque des ailes d'ange, il est donc bien entouré, mais il est outre-tombe (symboliquement).

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En bas à gauche, une ouverture en forme de fente indique l'endroit par où est entré le personnage. Il n'a pu que s'y glisser : ici on n'entre que par le chas de l'aiguille, dirait le Christ. En outre, il a fallu s'agenouiller. Le sol devant est noir et lisse comme la dalle d'un tombeau : pour entrer, il a fallu mourir. Mourir à soi-même, mourir à ses illusions, faire le deuil de ses espoirs perdus. Il en reste au sol des lambeaux sous des formes blanches indéterminées, donc rendues inactives et sans intention.

Les ailes ou supposées telles sont blanches comme le nouveau, la page blanche, l'ensemble des possibles. Le blanc n'est pas pur, il est teinté de bleu, il y a quelque chose de plus, un avenir avec l'azur, une élévation donc. Ces ailes à droite du personnage forment comme un glaive : la justice céleste est là. C'est le bon endroit au bon moment.

Le personnage se penche un peu vers sa droite. Il s'oriente donc symboliquement vers le bon côté, et ne se trompera pas cette fois en s'engageant pour sa perte à gauche (a sinistra). Les choix ont été faits auparavant, maintenant tout est clair, on sait où aller. Encore faut-il accepter de plonger dans le noir absolu, et le personnage semble hésiter à le faire. Il n'avance pas son bras, qui reste le long de son corps, inactif : il n'est pas question de prendre, mais d'aller. Pour aller, il faut avancer la jambe. Peut-être le fait-il, nous ne pouvons le voir : le vrai pas en avant est le secret de chacun, au profond de soi.

Chacun lorsqu'il a fait le deuil de son passé peut avancer dans le non-connu, simplement entouré de blanc, c'est-à-dire totalement dans l'indéterminé. Confiance est la clé. Après la mue, une force invisible mais pourtant si présente invite à explorer. Les éventuels souvenirs de chenille ne seraient d'aucun secours, le papillon a tout à découvrir.

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