[Littérature] « La queue du chat » : une nouvelle féroce d'Anne Kerveline
Je vous ai présenté hier le travail d'Anne Kerveline à propos d'une photo (Écrire : un mystère à portée de tous). Il se trouve qu'à cette occasion, nous avons pas mal parlé photo : un monde étrange pour elle qui n'a jamais touché un appareil photo de sa vie. Évidemment, peu de temps après, elle m'a envoyé par mail cette nouvelle drôle et féroce. Je l'ai juste briefée sur quelques points techniques, et voilà le résultat…
- Allez, on fait la course ! Le premier arrivé au sapin…
Jacques Bidot n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Déjà le petit dernier s’était élancé comme un bolide dans le couloir désert. Pourtant, avec ses grandes jambes maigres, le père n’eut aucun mal à dépasser le fils et arriva bon premier au pied du sapin, non sans avoir au passage percuté le chat qui détala avec un miaulement de bête traquée.
- Tout de même, tu aurais pu le laisser gagner, pour une fois, lâcha la mère de famille d’un ton de reproche.
Mais Jacques Bidot était si impatient qu’il n’était pas question de laisser quiconque lui brûler la politesse en ce matin de Noël où l’attendait le cadeau tant convoité et tant espéré. Jacques se rua sur un paquet rouge qui ne portait pas de nom et le déballa fébrilement. Enfin, matin de Noël, pas tout à fait : il avait exigé que toute la famille repousse la date car l'objet de sa convoitise ne sortait pas à la bonne date…
- Alors p’pa, le père Noël est passé malgré le retard ?, ironisa la fille aînée, une ado à la mine grincheuse qui les avait rejoints, la posture avachie dans son pyjama débraillé.« Tout de même, aller s’acheter soi-même son cadeau et le mettre sous le sapin en faisant semblant de le découvrir le matin, faut être tordu », ajouta la fille qui observait son père d’un œil mauvais.
La mère à qui s’adressait la remarque se contenta de lever les yeux au ciel. Elle-même s’était acheté un luxueux présent qu’elle avait pris soin de cacher, afin de n'avoir sous le sapin qu'un cadeau raisonnable, conforme à son statut de mère responsable.
Sans un regard pour le fiston qui pleurait de dépit parce qu’il ne trouvait pas ses cadeaux, Jacques découvrait le sien avec émerveillement. Enfin, il ne le découvrait pas vraiment puisqu’il avait passé de longues heures à lire tous les fils de discussion qu’il avait pu trouver sur internet. Il savait exactement ce qu’il voulait alors pourquoi prendre la peine de demander à sa femme de l’acheter pour lui ? D’autant qu’elle n’y connaissait rien et que, gourde notoire, elle aurait été fichue de prendre un autre modèle. « On est jamais aussi bien servi que par soi-même », songea Jacques en couvant l’objet d’un œil béat. Il ouvrit délicatement la boîte et saisit l’appareil photo en le manipulant comme une sainte relique.
- Un appareil photo ! T’en a déjà trente-six. T’aurais pas pu trouver plus original pour une fois ?, persiffla l’ado lançant à son père un regard peu amène.
Un appareil photo, certes, mais pas n’importe lequel ! Jacques en tremblait d’émotion. C’était le tout dernier modèle numérique à 8 500 euros…
La huitième merveille photographique du monde ! Pour le prix, il n'y avait même pas le logiciel mais Jacques se l'était procuré en secret. Le nec plus ultra. L’innovation technologique la plus aboutie du moment. En couvant l’objet d’un regard empreint de fierté, Jacques laissa échapper un soupir d’aise : ça y était, il l’avait ! Bien qu’il sentit le contact lisse et froid du boîtier, Jacques ne pouvait tout à fait croire au miracle. Car pour un miracle, ç’en était un. Il était finalement parvenu à convaincre son épouse de la nécessité de cet achat. À l’énoncé du prix, elle avait tiqué et commencé par opposer un non catégorique. « Trop cher, Jacques, tu n’y penses pas ! » En temps de crise, alors qu’il fallait se serrer la ceinture et économiser pour les études de l’aînée qui entrait en fac l’an prochain, il n’était pas question de claquer quatre mois de paye pour le plaisir infantile du seul chef de famille. De plus, l’épouse économe et avisée lui avait fait remarquer qu’il n’était même pas professionnel. Un simple amateur n’avait pas besoin d’un appareil aussi perfectionné. Devant l’imparable argument, Jacques avait vaguement tenté d'expliquer que justement, il n'y avait que des amateurs pour acheter de tels boîtiers. Devant l'air incrédule de sa femme, il avait tenté un « Mais tout de même, c'est le D3X », un argument totalement tombé à plat.
Il avait alors un temps battu en retraite avant de revenir à la charge un peu plus tard. Il connaissait sa femme et savait comment la travailler au corps. Pour cela, il n’avait qu’à observer le plus jeune et s’inspirer de sa technique. À force de tanner sa mère, le gamin obtenait tout ce qu’il voulait. Alors, pourquoi pas Jacques ? Bien sûr, il ne pouvait pas compter sur une bouille craquante constellée de taches de rousseur pour attendrir son autoritaire épouse. Mais il avait d’autres arguments. Après des jours et des jours de patientes manœuvres et au terme d’âpres négociations, il fut convenu que monsieur aurait son cadeau à condition que madame obtienne le bijou de technologie ménagère qu’elle convoitait elle aussi, depuis longtemps, assorti d'un bijou tout court, qu'elle convoitait depuis bien plus longtemps encore. Trop heureux d’avoir gain de cause, Jacques avait dit oui. Et qu’importait si à eux deux, ils venaient de dépenser deux ans d’économies, si en un Noël ils avaient hypothéqué sérieusement les chances de l’aînée d’aller en faculté. De toute manière, elle n’avait pas le niveau et l’IUT de la ville serait tout aussi bien.
Pour une fois que Madame Bidot semblait satisfaite de son cadeau de Noël, Jacques n’allait pas s’en plaindre. Le problème n’était pas le prix, presque aussi cher que son Nikon (du moins, avec le petit supplément de joaillerie). Non, le problème c’était que l’engin, un aspirateur robot ultra perfectionné, était capable de se déplacer dans toute la maison comme un animal de compagnie. Ça n’avait pas pris une heure, tous en étaient gaga. Même le gosse avait délaissé sa voiture de pompier téléguidée pour s’amuser avec l’aspirateur déjà affublé du surnom de Pompom. Jacques ne savait si le nom était le dimnitutif de pompier ou un rappel de Ponpon, le défunt chat qu’ils avaient eu avant Misti, quelques années auparavant. Le gosse s’était mis en tête d’organiser une course entre l’aspirateur et sa voiture de pompier. Il passait et repassait devant la porte du bureau de Jacques en vociférant des encouragements aux deux protagonistes. « Fichu engin », maugréa Jacques en songeant que l’aspirateur robot de madame leur promettait des loisirs agités en sus d’un découvert bancaire (dû plutôt, il est vrai, à son bijou photographique doublé du bijou de Madame).
« Bon sang, faites-le taire », hurla Jacques au bord de la crise de nerf. Cela faisait plus d’une heure maintenant qu’il s’essayait à essayer son D3X tout neuf. Lui qui passait direct de l'argentique au numérique n’avait pas prévu que le logiciel d’exploitation des photos serait aussi complexe. À l’ère du numérique, plus question de se contenter d’appuyer sur un bouton pour obtenir une photo correcte. Du moins, quand on se la jouait pro (Jacques feignait d'ignorer que les pros utilisaient plutôt le jpeg direct, au contraire). Non, la huitième merveille photographique du monde vous livrait un fichier brut baptisé du nom de « raw ». Bien moins sympa que le rot du bébé qui en comparaison était une balade d’agrément. Il fallait « dérawtiser » la chose avant d'obtenir une photo exploitable. Et l’opération était beaucoup moins excitante que son nom ne le laissait espérer. Jacques jura silencieusement. Impossible de manipuler ces foutus U-points pourtant nécessaires d'après ses lectures de forum, pas évident non plus de traficoter la balance des blancs, de jouer subtilement du D-Lighting, sans même parler du reste. Il était incapable de tirer la moindre image de son Nikon ultrasophistiqué. Et pas question de fournir des images brutes de fonderie, il tenait à appliquer un traitement aux petits ognons. Pour qui allait-il passer aux yeux des copains ? Bien imprudemment, il avait claironné sur le forum qu’il venait de s’offrir le D3X, histoire de damer le pion à tout le monde.
« Comme ça au moins, tu vas enfin nous présenter des photos correctes », avait répondu perfidement Tom, l’ennemi juré. Tom serait trop heureux de le prendre en défaut s’il postait une photo médiocre. C’était généralement le cas et ses faibles talents à exploiter un logiciel de post-traitement lui avaient valu le surnom de Jacquouille la Bidouille. Généralement, les photos traitées par ses soins étaient pires que les bruts de scans. Mais cette fois, s’il se révélait incapable de montrer la moindre image, ce serait la curée. En deux coups de clavier, il serait la risée du forum. Et il n’y aurait pas un de ses petits camarades pour le défendre. Pour la même raison, il n’était pas question de demander le moindre conseil. Ils allaient tous lui rire au nez.
Jacques hésitait entre jeter l’ordinateur par la fenêtre ou piétiner sauvagement le Nikon à 8 500 euros quand le petit fit irruption dans le bureau. « Dis, papa, tu viens jouer avec moi ? », brailla le gamin, tandis que l’aspirateur robot s’engouffrait par la porte ouverte, s'emberlificotant dans les fils entortillés des équipements informatiques. Jacques fit tout pour se maîtriser mais ses nerfs lâchèrent. Une crise du petit et une engueulade de Madame-qui-prenait-la-défense-du-môme plus tard, Jacques, qui s’était remis péniblement au travail, aboutit à un semblant de résultat. L’image qui s’affichait sur l’écran de son ordinateur était hideuse mais, progrès notoire, c’était une image. À titre d’essai, il avait photographié la lampe de son bureau juste avant qu'elle ne soit démolie par l'aspirateur robot. Les couleurs étaient criardes, presque fluo. « Eh ben, si c’est ça le numérique…, pesta Jacques en faisant un crop 100 % ». Enfin, au moins, c'était net de chez net.
Trois heures plus tard, Jacqouille la Bidouille avait bien progressé. Il parvenait à présent à convertir le raw en une image exploitable et à corriger la balance des blancs. Un exploit. Lui qui détestait l’informatique aurait dû y réfléchir à deux fois avant de passer au numérique. Après trois heures d’efforts pour obtenir une photo à peine passable, il se prit à regretter le temps où les labos de développement se tapaient tout le boulot. Il lui restait à trouver un modèle digne de ce nom pour poster sur le forum une photo qui en jette, histoire d’épater la galerie (ou au minimum ne pas perdre la face). Jacques jeta un coup d’œil par la fenêtre. La nuit allait tomber, trop tard pour partir faire un tour à la recherche d’un sujet. Il décida de se rabattre sur le chat. La photo animalière était un sujet prisé sur le forum. La netteté des poils se détachant sur un fond si possible clair était un critère absolu. Si on pouvait les compter, bingo, la photo était considérée comme réussie. Or son Nikon était réputé pour donner des images plus nettes que nettes. Un petit coup d’accentuation et hop, le tour serait joué et les copains sur le cul.
Restait évidemment à mettre la main sur Misti, ce qui ne s’annonçait pas comme la partie la plus aisée de l’opération. Terrifié par l’aspirateur robot, la pauvre bête s’était terrée pour échapper à l’infernal engin. Jacques finit par la trouver tapie dans la caisse à outils dans un recoin du garage. Il la ramena dans son bureau en lui faisant miroiter un bol de lait, une promesse éhontée qu’il n’avait aucune intention de tenir. Il déposa le chat sur le fauteuil recouvert de velours beige de son bureau. L’étoffe claire ferait un fond parfait. Le chat lui jeta un regard d’incompréhension. D’habitude il se faisait chasser à coup de savates quand il osait grimper sur un fauteuil. Sa logique de chat était mise à mal. Jacques ne jugea pas utile de lui expliquer que les circonstances étaient exceptionnelles. Il pesta contre le faible éclairage et dû se contenter de la seule lampe qui avait résisté à l'incursion du robot dans l'antre pleine de câbles. Il cadra la queue du chat et déclencha. Il avait calé l'appareil sur 6400 iso, le maximum à ne pas dépasser pour un piqué digne de ce nom, et il en avait quelque peu oublié les autres réglages.
Las, après dérawtisation, l’image s’avéra de piètre qualité. Jacques avait oublié de préciser à Misti qu’il devait rester immobile et la photo montrait une queue floue qui ressemblait à un vague plumeau. Il décida de recommencer. Manifestement, le chat n’avait pas compris ce que prendre la pause signifiait. Fulminant contre la bestiole, Jacques se résigna à attendre le moment où elle finirait enfin par s’immobiliser. Un second essai se révéla aussi calamiteux que le précédent, de même que la douzaine de tentatives qui suivirent. Jacques commença à perdre patience. Il devait absolument poster une image valable dans les plus brefs délais s’il ne voulait pas perdre la face. Une telle pénombre avait raison de ses hauts isos. Obtenir un modèle immobile, là était la difficulté. Les photographes animaliers du forum racontaient comment ils passaient des heures à l’affut pour saisir le bref instant où la bestiole prendrait sans le savoir la pose idéale. L’attente pouvait durer des jours, voire des semaines et il était fréquent qu’ils rentrent bredouille. Jacquouille la Bidouille n’était pas du genre patient. Passer des heures à cadrer le cul du chat dans l’espoir qu’il le lui présente sous son meilleur jour, très peu pour lui. Il n’avait pas cassé son plan épargne pour se laisser mettre en échec par un vulgaire chat de gouttière. Soudain, une idée lumineuse germa dans sa cervelle de bidouilleur du dimanche. Après tout, c’était bien la queue du chat qui l’intéressait, il n’avait pas besoin du reste. Empoignant Misti, il fonça vers la cuisine.
« Superbe précision photographique, bravo ! Excellente photo qui démontre une rare maîtrise du piqué… » Sur le forum, les compliments fusaient et derrière son écran, Jacquouille la Bidouille se rengorgeait. Il les avait bien eus avec sa photo de détail de pelage de chat. Du quasi abstrait. Incroyable, cette netteté. On pouvait compter les poils de la bestiole et même plus. Il n’en revenait pas lui-même. Évidemment, quand on lui demanda comment il s’y était pris, il se garda de donner des détails. Secret de photographe, se contenta-t-il de répliquer aux petits malins qui cherchaient à en savoir plus sur ses techniques pour apprivoiser l’animal.
Mais la plus étonnée fut Madame Bidot qui ne comprit jamais pourquoi son chat avait disparu le jour des cadeaux de Noël. Heureusement, Pompom, l’aspirateur robot, véritable animal domestique sur roues, l’avait déjà remplacé.
Anne Kerveline
> Blog Le diable, la vie et moi
Merci de vos commentaires
> ACCUEIL
-
30 Décembre 2008 à 15:16 dans
- NOUVELLES


Wouaw!
C'est fou cette histoire est incroyablement génial. Il faut me pardonner je ne trouve pas les mots, je ne dirais donc que:
SUBLIME!
Le pire de tout, c'est qu'elle est si réaliste, franchement du caviar, on ressent toute l'émotion de ce Mr Bido qui ne cherche que la petite gloire du forum
Un must!
Posté par Darth — 31 Dec 2008, 12:33
Je vais transmettre ton enthousiasme à Anne. Elle découvre les joies d'internet car jusqu'à présent elle répugnait à publier gratos, mais je crois que ça commence à la titiller sérieux. Pour notre plus grand bonheur.
Car tu vois avec ce texte ce qu'un vrai écrivain peut faire en quelques mots ! J'ai des progrès à faire pour mes nouvelles…
En fait, je lui ai juste raconté quelques anecdotes, c'est pour ça que ça semble si réaliste par rapport à un certain forum…
Posté par Didier Vereeck — 31 Dec 2008, 14:48
Merci, Darth, pour votre enthousiasme face à ma nouvelle. Je me suis bien amusée à l'écrire et je suis contente qu'elle vous plaise.
Didier, ne soyez pas si modeste. Je profite de ce post pour vous remercier des précisions techniques que vous avez apporté à mon texte afin de le rendre crédible. Car il faut bien préciser que je n'y connais rien en photo et encore moins en photo numérique.
Posté par Anne Kerveline — 31 Dec 2008, 18:25
C'est moi qui vous remercie de m'avoir offert un moment si agréable.
Je me suis permis dans parler dans un article de mon blog.
Je suis vraiment sous le charme!
http://blog.darth.ch/?p=664
Posté par Darth — 01 Jan 2009, 14:13
J'ai passé un bon moment de lecture.Scénario réaliste et comique plus talent évident de narration.
Chapeau!
Posté par Gadolet Laurent — 01 Jan 2009, 15:03
Merci Darth, voilà qui fera plaisir à Anne. Ton billet sur ton blog est manifestement écrit du fond du cœur. Moi aussi je suis sous le charme de sa manière d'écrire : de rien, elle fait jaillir un personnage. Je te conseille son roman. Quant à moi, j'ai eu le privilège de lire une trilogie de deux mille pages pas encore publiée, une sorte de thriller fantastique qui se passe à l'époque Maya : tout simplement fabuleux. Elle cherche un éditeur…
J'aimerais aussi avoir une telle plume… Je ne me plains pas pourtant, mais c'est là la différence entre ce lui qui écrit (moi) et l'écrivain (elle), entre celui qui peut écrire ses idées et celle qui raconte une histoire (et l'invente de toutes pièces le plus souvent).
(PS : je me suis permis de mettre à peu près le même commentaire sur ton blog, par flemme d'en écrire un différent…)
Bonne année à toi, c'est sympa cette sorte de relation qui s'établit entre nos deux blogs.
Posté par Didier Vereeck — 01 Jan 2009, 15:42
Merci Laurent : ce qui est amusant, c'est la manière dont ça s'est fait. Elle a commencé à me poser deux trois question sur la photo, j'ai raconté des anecdotes du forum, puis elle m'a posé des questions très précises. C'était un milieu d'après-midi, on prenait un pot ensemble. Le lendemain matin j'avais la nouvelle par mail !
Posté par Didier Vereeck — 01 Jan 2009, 15:45
Je suis un fan de lecture, un vrai. Je lis un livre toutes les deux semaines.
Et j'avoue que la perspective d'une triologie de 2000 pages me fait saliver.
Je ne connais pas d'éditeur, mais je serais très heureux d'acheter ce livre le jour ou il parait. Et je suis très sérieux!
Comme toi je suis admiratif de l'écrivain qui sait nous transporter. Un talent que j'aimerais avoir ;)
(pas de soucie...je vais faire de même)
Je trouve aussi très sympa cette relation, un aspect au quel je ne m'attendais pas, mais qui me fait plus que plaisir.
Très bonne année à toi!!!
Posté par Darth — 02 Jan 2009, 12:51
Alors pour lire le bouquin (surtout les trois tomes !) il va falloir attendre !
À moins qu'un mécène ne s'y intéresse, car les éditions l'Ouisti (son éditeur) seraient d'accords pour le publier si les frais d'impression sont financés.
Posté par Didier Vereeck — 03 Jan 2009, 15:32
C'est prenant et se lit d'une traite. Et assez bluffant d'apprendre qu'une personne n'y connaissant rien en photo parvient aussi magistralement à décrire un photographe schizophrène n'y connaissant rien non plus.
L'écriture directe laisse perdurer un sentiment de malaise et d'angoisse. Un peu comme une nouvelle de Marcel Aymé.
Posté par Jérôme Delfose — 04 Jan 2009, 00:27
Marcel Aymé ? Pourquoi pas… Je pense plutôt à Stephen King, mais c'est sans doute parce que j'ai lu ses autres écrits (ceux d'Anne Kerveline).
Au sujet de la justesse de la description, elle provient de la précision des questions qu'elle m'a posé. C'était sidérant, et j'ai ainsi découvert comment pouvait travailler un écrivain. Un vrai travail de policier !
Je sens que j'aurai envie de lui proposer d'autres sujets (mais elle déteste la photo…)
Posté par Didier Vereeck — 04 Jan 2009, 14:20
A toi de la convaincre qu'un autre sujet pourrait être intéressant.
En tout cas, s'il est aussi bien que celui-là (ce dont je ne doute pas) tu peux être certain qu'elle aura déjà quelques lecteurs!
Posté par Darth — 04 Jan 2009, 14:39
Excellent !!! et tellement réaliste …
Posté par Cédric — 28 Jan 2009, 10:58
Eh oui, on pense à certaines personnes… Anne Kerveline n'a pas son pareil pour vous tirer les vers du nez. Tout ce qu'on peut lui dire se retrouve merveilleusement mis en scène !
Posté par Didier Vereeck — 28 Jan 2009, 15:26
Bonjour,
Je viens de tomber par hasard sur cette nouvelle et quel bonheur, c'est léger, fin et d'une justesse incroyable, il est même étonnant de se dire que l'auteur ne connait pas le monde si particulier des forums photo.
En tant que développeur (et donc gros habitué) de NikonLovers.net, je peux vous dire que j'ai beaucoup souris en reconnaissant au travers cette nouvelle, nombre d'autochtones habitant ce microcosme. Signe d'une précision... flippante quand à la conclusion de cette histoire ;)
Posté par MrSoul — 20 Avr 2009, 01:35
C'est vrai que c'est étonnant, même si nous avions quelque peu discuté et que je l'avais briefée, puis informée de quelques invraisemblances. mais c'est aussi ça le talent de l'écrivain. Content que ça vous ait plus en tout cas !
Posté par Didier Vereeck — 20 Avr 2009, 09:38