[Livres ] Être édité, le Graal ? Comment faire et quoi en attendre ?
Clic pour voir le livre
Quel photographe n'a rêvé d'avoir ses photos dans un livre, voire d'être publié en tant qu'auteur et de voir son nom sur la couverture ? Comment faire et quoi en attendre ?
Tout d'abord, tordons le coup à une idée-reçue : faut-il avoir des images excellentes pour être publié ? La réponse est non. La notion de « bonne image » est éminemment subjective. Les critères techniques, plus objectifs, ne s'appliquent pas à une démarche d'auteur ; dans un livre ce qui compte… c'est le livre, au moins autant que les photos sauf à faire un catalogue.
Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour voir, en arpentant la toile ou les expos, que certains photographes excellents ne sont pas publiés, que d'autres moins bons le sont. Conclusion : osez. Osez et vous verrez bien si ça marche. Oui, mais oser quoi ?
Il y a plusieurs démarches, toutes valables. Vous pouvez prendre contact avec des éditeurs pour leur montrer des photos disparates susceptibles d'être intégrées dans différents types de livres, ou envoyer un projet plus ou moins abouti sur un sujet donné.
Certains ont publié des photos partout et ne feront jamais un livre, pour d'autres c'est l'inverse. Certains font les deux mais ils sont peu nombreux. En effet, pour être publié un peu partout il faut de « bonnes photos », pour faire un ou des livres il faut des photos personnelles qui ne plairont donc pas à tout le monde. En fonction de votre type de photo, voyez ce qui vous convient.
Comment contacter un éditeur ?
Si c'est un grand éditeur comme La Martinière, c'est à peu près inutile si vous n'avez pas de contact et, même si vous en avez, c'est sans doute peine perdue si vous n'avez pas déjà un nom. Si c'est un éditeur moyen ou petit, vous pouvez tenter aussi bien le mail que le courrier ; certains regarderont, d'autres non, c'est impossible de le savoir à l'avance et ça peut varier selon la période. Un éditeur moyen reçoit des centaines de propositions toutes les semaines. Si un contact n'a pas abouti, n'hésitez pas à recommencer l'année suivante, voire six mois plus tard ; si cela exaspère l'éditeur, il vous le fera savoir, mais il est plus probable qu'il vous ait oublié.
Aller directement sur place et tenter d'obtenir un rendez-vous est une démarche qui convient dans certains cas, c'est à essayer. C'est surtout valable pour les éditeurs implantés en dehors des villes, avec de petites équipes, comme Edisud, Hesse ou Equinoxe par exemple ; ils voient passer relativement peu de photographes, et si par chance le directeur artistique est disponible, il peut même vous recevoir sans rendez-vous (ça m'est arrivé trois fois).
Même si vous n'êtes pas choisi, c'est formateur. Par courrier, vous auriez une lettre-type du style « nous vous remercions de votre envoi et nous vous félicitons pour votre excellent travail qui hélas n'entre pas dans notre ligne éditoriale » tandis qu'en direct vous aurez quelques impressions et avis qui vous permettront de progresser et/ou de vous situer. Vous serez sidéré de voir qu'un iconographe ou un directeur artistique décide si une photo l'intéresse en moins d'une seconde ; vous en tirerez des conclusions sur votre manière de faire votre editing ; l'analyse des photos éliminées et de celles qui ont retenu l'attention vous éclairera beaucoup.
Un autre endroit excellent pour rencontrer un éditeur est un salon. Avantage, on peut parfois discuter, revenir plusieurs fois, souvent discuter avec d'autres auteurs. On peut également feuilleter assez de livres de cet éditeur pour avoir une bonne idée de la ligne éditoriale et adapter sa proposition en fonction. Ne vous concentrez pas sur « être choisi ou ne pas l'être », écoutez l'éditeur : vous en apprendrez beaucoup.
On pense souvent à tort qu'il vaut mieux choisir un éditeur national. Les tirages et les ventes sont la plupart du temps très supérieures chez les éditeurs régionaux ; il faut évidemment leur proposer des projets adaptés. Si vous n'êtes pas déjà connu, un livre national a peu de chance de se vendre à plus de… cinq cent exemplaires ; peu d'éditeurs se lanceront donc, sauf si un pré-achat finance le projet. Les livres régionaux se vendent couramment à mille ou trois mille exemplaires, et souvent beaucoup plus. Un chiffre de dix mille n'est pas une exception alors que c'en est une au niveau national.
Quel type de projet ?
Même si vous n'avez pas de projet élaboré, mais simplement un type de photos ou des photos sur un lieu précis, vous pouvez les présenter, ne fut-ce que pour commencer à vous faire connaître. Si vos photos intéressent, elles entreront peut-être dans divers projets. Et il n'est pas impossible que vous soyez contacté plus tard. L'essentiel est qu'aux yeux de l'éditeur, vous existiez en tant que photographe. Si vous publiez dans des magazines, n'hésitez pas à envoyer de temps à autre un dossier de presse.
Si vous avez un projet, il y a deux manières de l'orienter : soit il s'agit d'un livre d'auteur, soit il s'agit d'un livre sur un lieu ou un thème. Dans le premier cas il y a peu ou pas de texte, et des textes littéraires ou techniques ; dans le second cas les textes sont importants, souvent plus que les photos, il s'agit d'informations sur le lieu : histoire, géographie, nature, balades. Si vous savez écrire de tels textes, préparez des échantillons, ce sera un plus déterminant.
Dans tous les cas, il convient de trouver l'équilibre entre le projet qui tient debout mais ficelé et celui qui est peu défini mais souple. L'idéal est de donner l'impression de quelque chose d'abouti mais pas figé. Les éditeurs n'aiment pas du tout les projets verrouillés. Un bon éditeur définit une ligne éditoriale (il retoque votre projet), change souvent le titre, fait, en collaboration ou non avec un maquettiste, la sélection définitive des photos et la maquette. Si vous n'êtes pas souple sur tous ces points, vous avez peu de chances d'aboutir.
Sans pour autant partir battu, il faut tout de même savoir que 80 % des livres sont des commandes. Ça laisse peu de place aux projets personnels proposés spontanément par des inconnus. C'est aussi pour cela qu'il est bon d'établir des contacts réguliers afin qu'on ne vous oublie pas en cas de projet, soit comme auteur principal soit comme fournisseur de photos ou de textes. Et c'est pour cela également qu'il est conseillé de patienter, persévérer et insister.
Il est important également d'aller régulièrement en librairie feuilleter des livres, et pourquoi pas les acheter (pensez aux auteurs et à celui que vous serez bientôt !), afin de se faire l'œil, de comprendre ce qu'est une maquette, comment un livre est fait et ainsi de deviner de mieux en mieux les photos à sélectionner.
Sélectionner les photos
Pour un livre qui comportera entre 50 et 100 photos, il faut une base de travail de 100 à 300 photos, soit deux à trois fois plus. En apporter au moins cent est nécessaire car aucun éditeur ne se prononce sur un nombre réduit de photos. N'oublions pas qu'il raisonne en fonction du livre, c'est-à-dire d'un produit fini, pas sur la base de quelques photos, fussent-elles extraordinaires.
La sélection des photos doit privilégier la variété autour d'un axe : ni hétéroclite ni exclusive. Beaucoup de photographes raisonnent à tort en termes de « mes meilleures photos » et sont très surpris de découvrir qu'elles ne figurent pas dans le choix final, ou seulement certaines.
Un livre qui serait constitué uniquement des meilleures photos serait un catalogue soporifique. L'art du maquettiste est de varier, de donner du rythme ; deux photos extraordinaires côte à côte s'annihilent l'une l'autre, il vaut mieux choisir une photo plus classique qui renforce la plus intéressante. Un maquettiste n'hésitera pas à « sacrifier » une photo pourtant très bonne afin d'en faire juste une vignette qui donne un rythme, et inversement à placer en double-page une photo plus banale, voire « vide », afin de créer une respiration.
Il n'est évidemment pas question de se muer en maquettiste (ce serait même une erreur) mais d'intégrer l'idée afin de faire un choix aussi bien représentatif de soi qu'ouvert aux autres. Intégrer les contraintes du maquettiste et notamment connaître la notion de bords perdus est très utile… et conduit à préférer les viseurs qui ne sont pas 100 %. Lire à ce sujet Huit pages : un défi, ou l'aventure d'une maquette. En attendant, pensez à ne pas sélectionner que des photos au cadrage très serré.
Qu'en retirer ?
Vous avez la chance et la joie de faire un livre, que pouvez-vous en espérer ? Sur un plan personnel, ce sera une aventure enrichissante mais souvent difficile : photos qui vous tiennent à cœur éliminées, ligne éditoriale un peu en marge de vos souhaits, recadrages éventuels, etc. À vous de trouver l'improbable équilibre entre être ouvert et accepter n'importe quoi ! N'hésitez pas à tenir tête à l'éditeur et surtout au maquettiste, sinon le livre vous échappera et vous n'en serez pas satisfait ; mais il ne s'agit pas se braquer et il est bon d'accorder un sacré crédit aux professionnels que vous avez en face de vous.
Vous avez déjà patienté une ou plusieurs années, l'édition du livre prend au moins une année, sachez profiter de tout ce temps en étant ouvert et patient !
Vous serez certainement très content d'avoir votre livre, et votre nom sur la couverture. Outre la satisfaction de l'ego, l'essentiel est surtout d'avoir accompli quelque chose : un livre est une œuvre particulière, une œuvre plus ou moins collective. En même temps vous serez peut-être déçu par le résultat ; vos photos vous paraissent moins bonnes qu'imaginé ; vos erreurs techniques vous sautent aux yeux ; vous estimez que vous pouvez photographier de manière plus personnelle ; etc. : tant mieux, vous voilà motivé à faire mieux la prochaine fois !
Au niveau des retombées, mieux vaut ne pas rêver. Un livre et même cinq livres ne vous feront pas connaître sauf localement mais donneront du corps à votre CV ; bien plus que des parutions dans les magazines dont on sait qu'elles sont souvent liées à une circonstance ou dues à des copinages. À la différence des parutions presse, un livre et même deux ou trois ne vous ouvriront pas nécessairement d'autres portes.
La concurrence est rude, le métier marche davantage par le poids des contacts et la persévérance que par le poids des œuvres. Avec le temps on fait sa place et avec une première publication on est toujours davantage pris au sérieux que sans, même si la publication est de peu d'envergure. Vous aurez peut-être l'impression que ce n'est pas le cas, c'est alors une stratégie de votre interlocuteur pour ne pas vous laisser prendre le pouvoir sur lui.
Question finances, attendez vous à une rentabilité faible voire négative. Grosso modo, vous toucherez un euro par livre publié nationalement (droits d'auteur de 4 à 5 %) et un à trois euros pour un livre publié localement (6 à 12 % de droits d'auteur selon le potentiel commercial). Ces chiffres sont différents si vous êtes connu mais alors vous n'avez pas besoin de cet article !
Avec des ventes correctes, disons deux mille exemplaires, vous touchez donc deux mille euros. Peu probable que ça couvre vos frais, d'autant que pour faire la promotion de votre « bébé », vous dépenserez à nouveau de l'argent. Peut-être gagnerez vous un prix de mille euros ou plus (ce fut mon cas pour mon premier livre photo). Vous aurez également des exemplaires gratuits que vous vendrez à vos connaissances ; c'est illégal mais ça se fait couramment ; ce n'est pas scandaleux vu les sommes en jeu et les gains nuls ou faibles. Plus fréquent, si vous exposez, le livre vous donnera une crédibilité à même de faciliter la vente de vos œuvres ; mais parfois c'est l'inverse, les gens se contentant du livre, de l'affiche ou des cartes postales…
Et après ?
Si votre livre marche bien… il se trouvera hélas épuisé. Il est en effet peu probable que l'éditeur puisse le rééditer car n'étant plus une nouveauté et ne bénéficiant donc pas de mise en place dans les librairies, il se vendra plus lentement. Il y a de notables exceptions, notamment si le livre part vite et surtout régulièrement, et pour les livres régionaux à dimension touristique, ou encore si le livre est repéré par une entreprise ou une administration qui souhaite en commander un nombre important.
Souvent l'éditeur choisit un tirage de manière à ne pas avoir à retirer ; c'est ainsi que j'ai découvert après la parution de mon premier livre photo, Envoûtante Lorraine, qu'il n'était pas prévu qu'il soit retiré, sauf succès foudroyant. Le prix des Conseils généraux que j'ai reçu n'y a rien changé ; de voir le bandeau rouge ajouté autour de la couverture fut toutefois une immense joie pour mon ego, je l'avoue. Les trois mille exemplaires étant vendus, il est épuisé. Il est probable que mon deuxième livre photo, Tableaux photographiques autour de l'œuvre de Cézanne, subisse le même sort (je crois qu'il en reste très peu). Ça fait partie des frustrations qu'il faut accepter… mais c'est dur et rageant.
Si vous publiez régulièrement et que vos livres se vendent bien, vous dégagerez peu à peu quelques revenus et il sera peut-être plus facile de vendre vos photos ou vos écrits par ailleurs. Tout cela restera de petits revenus, sauf si le succès vient. Il est imprévisible, et sans l'attendre ni même y croire, il n'est pas absurde de l'envisager.
Faire des livres est avant tout une passion et un choix. Si finalement c'est rémunérateur, tant mieux, mais si vous en faites votre but premier, vous serez déçu, voire aigris comme certains auteurs. Ce serait dommage !
Un petit calcul pour remettre les idées en place : combien faut-il vendre de livres pour en vivre ? Si vous partez sur la base d'un revenu net de 1500 euros, ce qui reste faible, pour couvrir vos frais il faudra au moins 2500 euros soit trente mille euros par an… donc environ trente mille exemplaires ! Et il s'agit bien de trente mille par an, pas dans toute sa carrière… Avec beaucoup de titres, notamment régionaux, et quelques succès, on peut y arriver, mais il y a peu d'élus. La ténacité compte le plus.
Ces petites remarques visent à vous aider à ne pas vous tromper d'objectif : faites un livre pour le plaisir ; si vous gagnez de l'argent, prenez-le comme un cadeau.
Je vous parlerai prochainement des relations avec l'éditeur et des contrats (attention à ne pas signer n'importe quoi comme 99 % des auteurs !).
Merci de vos commentaires
> ACCUEIL
> Lire également Le coup de l'éditueur (titre sans coquille)
-
24 Janvier 2009 à 16:13 dans
- ÉDITION




Eh bien ! Quelle productivité ! Ta plume te démange dirait-on !
Ton exposé est tout en demi-teinte, équilibré entre les joies d'être édité (profiter de cette forme de reconnaissance) et la déception au niveau impact, gain financier...
Personnellement, je trouve qu'il en ressort une émotion un peu triste, désabusée, mais cela ne m'étonne pas... quand je vois qu'un libraire gagne plus sur le livre que son auteur lui-même...
Moi j'ai l'impression que ce qui compte le plus dans le livre, c'est le sujet lui-même... (moi qui n'aime que la subjectivité qu'en fait le photographe, je suis servie !!...)
Localement, un sujet sur sa région est sans doute le plus porteur... et j'ai l'impression que l'originalité n'est pas de mise dans ce genre de projets. Ne crois-tu pas que les éditeurs préfèrent faire presque le même livre qu'un ouvrage qui s'est déjà vendu que de vouloir tenter quelque chose de nouveau ?
Alors il faut traiter les mêmes sujets que tout le monde, presque de la même manière pour espérer être édité ? C'est un peu pessimiste comme vision mais il me semble que ce n'est pas tout à fait faux...
Personnellement, je n'ai pas encore trouvé le sujet qui me permettrait de proposer quelque chose à un éditeur tout en ayant une - vague - chance d'être éditée... sauf peut-être sur la photo...
Bonne soirée à toi !
As-tu des projets en cours au niveau édition ?
PS : Je te propose un sujet d'article (comme si tu étais en manque d'idées hein !!) : comment se faire connaître et rester dans la tête d'éventuels clients ou éditeurs sans prospecter tout azimut ou être dans le harcèlement ?
Tu parles un peu de ce thème dans ton article, de l'envoi de dossiers de presse etc... et j'avoue que c'est une problématique qui m'intéresse fortement... Je pense que je ne suis peut-être pas suffisamment insistante, ou peut-être pas de la bonne manière, mais je ne souhaite pas non plus donner l'impression aux gens que je suis en attente, les importuner plus que nécessaire, ou avoir l'impression de m'humilier à faire le ènième premier pas vers quelqu'un, alors que ça n'aboutira jamais à rien !
Alors si ça t'inspire .... enjoy !
Posté par Anne-Laure — 24 Jan 2009, 19:15
La productivité n'est pas si bonne que ça puisque je n'arrive à faire qu'un article tous les deux jours ! Quant à la plume, disons que c'est une habitude sauf qu'avant que je gardais tout ça au chaud.
Apparemment, mon but n'est pas atteint ! C'est même raté ; je voulais au contraire montrer que ce n'est pas difficile que ça, qu'il faut essayer, mais évidemment ne pas se bercer d'illusions. peut-être que tu réagis comme ça car tu t'imaginais autre chose et mon article déçois tes espoirs ?
Le libraire gagne plus mais a plus de charges et surtout plus de risques, du moins si l'auteur a une autre activité. C'est sûr qu'aujourd'hui, il est difficile d'être auteur de l'édition à plein temps, ma femme et moi pouvons en témoigner. Tu as beau vendre bien, tu es toujours aussi pauvre. Pas de regret là-dedans car pour rien au monde je ne renoncerais à mes choix de vie, et ma femme encore moins.
Si tu s compris que le livre (tu dis le sujet) compte plus que la photo, tu as compris pas mal de choses. Pour faire une monographie, il faut être connu ou rencontrer un mécène !
Traiter les mêmes sujets que tout le monde pour être édité et une mauvaise démarche car ce genre de livres est essentiellement de la commande. Normal que tu n'aies pas encore de sujet car, hormis pour les livres régionaux, il faut une longue gestation. Il peut aussi y avoir une occasion comme mon « Cézanne », qui est une quasi commande : une directrice de galerie me l'a suggéré, m'a demandé de faire un projet et a contacté un éditeur (finalement ça s'est fait avec un autre).
Et donc à propos de gestation, j'ai en effet un projet de livre sur l'abstrait, qui n'attend qu'un financement. L'éditeur cherche, j'espère qu'il va trouver ! Bref, je fais de l'abstrait depuis 2000 ; j'ai eu rapidement l'idée d'un livre ; ma sélection de photos est enfin prête, la ligne du livre également, reste à le réaliser (ce n'est qu'une ébauche. Même s'il trouve un financement, il ne sortira pas avant la fin de l'année, soit 9 ans après l'idée initiale !
Quant à ton idée d'article, oui, c'est un sujet. Je ne sais pas si je suis le mieux placé car je ne sais pas faire pour moi-même ; pas du tout l'esprit commercial, ça m'ennuie et j'ai l'impression de déranger, comme toi. Mais comme j'ai souvent enseigné ce que j'avais du mal à faire, pourquoi pas !
Merci pour ta contribution, tes commentaires sont vraiment l'exemple de l'utilité des commentaires dans un blog, et que la réflexion se construit collectivement (du moins à plusieurs).
Posté par didier Vereeck — 25 Jan 2009, 15:06
Très occupé ces dernier jours, je découvre ce soir à tête reposé cette article.
Encore une fois, tu m'apprends pas mal de chose. J'avoue que si c'est un petit rêve que de voir un jour un livre porté quelque part mon nom, je n'y ai jamais réellement travaillé.
D'autant, que j'aime trop varier les thèmes et faire des photos de tous pour avoir un sujet assez précis.
Mais si un jour, j'arrive à trouver une ligne de conduite, un fil d'Ariane pour m'aider à canalisé une idée, je saurais maintenant comme faire pour mettre un pied devant l'autre dans le monde de l'édition.
Merci pour ces renseignement bien intéressant!
Posté par Darth — 26 Jan 2009, 20:43
Eh bien donc mon but est atteint cette fois : mettre dans un coin de la tête des possibilités, qui travaillent en sourdine jusqu'au grand soir !
Ce que tu pourrais déjà faire, c'est une sélection pour chacun de tes thèmes et commencer à contacter quelques éditeurs, ne fut-ce que pour avoir un retour sur ton travail.
Posté par Didier Vereeck — 27 Jan 2009, 11:40