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PHOTO NATURE : L'ÂME DE LA TERRE

[Écrit] Sur quoi travailler pour améliorer son écriture ?


 
Ne grimpez pas au mur, ce n'est pas si difficile que ça d'écrire, voyons ! Clic/agrandir

Qu'il ait un blog, prépare une exposition, un dossier pour un partenaire ou qu'il souhaite se présenter ou écrire sur sa démarche, le photographe passe par l'écrit ; de même que tout créateur, artiste ou non. Or rares sont ceux qui sont formés ou ont la plume facile. L'écrit peut même devenir bloquant au point d'entraver le développement de projets voire d'idées ou de concepts, tant la formalisation par l'écrit est nécessaire pour clarifier sa pensée et affiner sa réflexion.

La personne qui souhaite améliorer son écrit bute sur un certain nombre d'écueils. Outre les aspects psychologiques sources de blocage ou de difficultés, l'un des problèmes majeurs est la propension à voir l'écrit comme une montagne : un tout ; un éléphant, qu'on ne pourra pas avaler ! Pour commencer… découpons donc l'éléphant !

Selon votre niveau, vos objectifs et vos besoins, divers points sont à améliorer :

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- l'aisance à l'écrit
- le choix du sujet
- la structure du texte
- la structure du paragraphe et de la phrase
- la syntaxe et la grammaire
- le type d'écriture
- le niveau de langue.


L'aisance à l'écrit

L'aisance à l'écrit est souvent réduite par le manque de confiance en soi, la conviction de n'avoir rien d'intéressant à dire, l'angoisse de la page blanche et la conviction de ne pas être à la hauteur. Sans oublier… le manque d'aisance au clavier !

Le manque de confiance en soi est lié à l'école ou/et aux parents et il est vain de vouloir s'en débarrasser. Si une thérapie peut améliorer la situation, les années également. Ainsi, si vous n'avez pas essayé d'écrire depuis longtemps, vous seriez peut-être surpris d'y arriver avec plus de facilité que prévu. Il est possible que votre blocage soit, pour une part, de l'histoire ancienne.

Certains seront surpris d'une telle affirmation et certains psys prétendent que rien ne s'améliore tout seul. Or, ce n'est pas le cas : chacun sait qu'avec le temps, certains problèmes s'estompent voire disparaissent. Je ne conseille pas de généraliser et d'en profiter pour ne rien faire, je dis simplement que si vous étiez bloqué à l'écrit et que vous n'avez guère essayé depuis des années, essayez donc aujourd'hui.

Aujourd'hui est un autre jour : vous n'êtes pas le même, vous avez mûri et développé des capacités et peut-être une clarté de pensée à même de débloquer l'écrit. Enfin, notre histoire n'est que celle qu'on se raconte, c'est-à-dire la manière dont on a interprété les choses ; parfois, un certain oubli nous sauve.

La conviction de ne rien avoir d'intéressant à dire est elle aussi ancrée dans le passé. Elle est liée au manque de confiance en soi mais aussi à l'idée qu'on se fait de l'écrit. Si vous pensez que vous devez écrire l'œuvre définitive, ou même simplement apporter une contribution à un sujet, vous risquez fort d'être bloqué. Redevenez modeste et surtout changez d'objectif : au lieu d'écrire pour quelque chose, écrivez pour vous, pour vous faire plaisir, sans aucune ambition quant au résultat.

L'angoisse devant la page blanche ou l'écran vierge est un syndrome connu, lié au fait de se mettre trop de pression et de vouloir bien faire. S'il est une réalité délicate à traiter chez un écrivain qui a déjà publié et eu du succès, il est un mythe chez le commun des mortels. Il suffit de commencer à écrire n'importe quoi, y compris de recopier une phrase, pour que la page commence à être écrite et que cette soi-disant angoisse disparaisse comme par enchantement.

La crainte de ne pas être à la hauteur est liée à la fois à l'enfance et à l'enjeu qu'on met. Elle est une forme d'orgueil. Si on aborde les choses avec humilité, quand on veut atteindre une certaine hauteur on n'imagine pas y arriver d'emblée, et donc on avance pas à pas, en s'améliorant sans cesse. Là est la clé : commencer, continuer, s'améliorer peu à peu.

Au-delà de ces différentes considérations, il existe divers « trucs » simples pour se débloquer, comme participer à des forums. Ou encore, expliquer à quelqu'un ce qu'on veut écrire, et ensuite l'écrire tel qu'on vient de le dire ; seulement ensuite, le remettre en forme.

Le manque d'aisance au clavier, quant à lui, est souvent sous-estimé et pourtant rédhibitoire. Quand on tape à deux mots minute, on perd toute fluidité de la pensée. Quand on fait une faute de frappe par syllabe, on est découragé. Un minimum de fluidité au clavier est nécessaire pour s'exprimer sans trop de heurts ; sinon, il faut reprendre le stylo. Il existe des logiciels efficaces pour apprendre à taper correctement. Quelques semaines de travail et vous pourrez taper à vingt mots minute (une bonne secrétaire tape trente mots minute).

 

À suivre, trois articles :
- le choix du sujet et la structure du texte
- la structure du paragraphe et de la phrase ; la syntaxe et la grammaire
- le type d'écriture et le niveau de langue.

Cet article est un avant-goût des prestations que je propose, coaching et ateliers. Il est écrit pour intéresser tout le monde et donner des pistes à tous, néanmoins s'il vous fruste quelque peu… c'est normal ! Dans un article, qui n'est ni un livre ni un stage, on ne peut qu'effleurer un monument aussi vaste qu'est l'écrit (et même en stage, d'ailleurs).

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