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PHOTO NATURE : L'ÂME DE LA TERRE

[Nature] Les éoliennes : paysage massacré, morts d'oiseaux, vautours et autres rapaces ; vers une solution ?


 
L'éolien est considéré comme une solution par certains écologistes mais séduit surtout ceux qui en tirent profit. Si on met en balance la production électrique anecdotique avec l'emprise sur les paysages, le bruit, et l'impact important sur la faune, la question de savoir si l'éolien vaut ses inconvénients est à mon sens posée ; il est possible qu'on s'aperçoive qu'il vaille mieux l'abandonner, sauf à le renouveler. Car il faut garder à l'esprit une donnée : pour que l'éolien soit une solution, il faut en mettre partout ! Soit 8 % du territoire français pour remplacer le nucléaire.

Avant de passer en revue les inconvénients et notamment l'impact sur la faune, tentons de voir si le jeu en vaut la chandelle. De combien est la diminution d'émission de gaz à effet de serre ? Vous allez tomber de haut…

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Si le bilan carbone de l'éolien reste à faire, certaines informations laissent à penser qu'il est mauvais : construction, démantèlement. Mais tout d'abord, quel est l'enjeu ?

Pour en avoir une idée, il suffit de savoir que la production d'électricité ne représente que 5 % du PRG (pouvoir réchauffant global, ou équivalent CO2) en France (source CITEPA). C'est en fait la source la plus faible : Cultures 27 %, Route 21 %, Industrie 20 %, Habitat et services 19 %, Transformation d'énergie hors production d'électricité 6 %, Production d'électricité 5%, autres sources 2 %.

Au fond, heureusement… En effet, pour réguler l'éolien il faut dépenser trois fois plus de thermique, le bilan CO2 est donc particulièrement négatif (sans parler du bilan lié à sa mise en place)… Comme le dit Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’AREVA dans le n° 117 de Défense : « En fait tout les gens qui ont eu à dépasser la vision infantile de l’éolien industriel sont totalement conscients qu'il contribue automatiquement à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre ».

Eh oui, l'éolien ne réduit pas le CO2, il l'augmente indirectement. Alors, pourquoi tant d'éolien ? Poudre aux yeux ? Lobby industriel ? Intérêts multiples ?

L'électricité étant rachetée au double du prix normal par Edf, c'est la manne pour les sociétés concessionnaires, et plus qu'un complément de revenu pour certains agriculteurs qui n'ont que faire des impacts sur le paysage et la faune.

Dans certaines régions, telles Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, il ne restera bientôt plus une crête sans éolienne, et ce malgré les schémas de la Diren, semble-t-il. Pour le paysage, c'est le jeu de massacre.

Certes, un tel avis n'est pas celui de tout le monde puisque certains adeptes de l'éolien vont même jusqu'à prétendre que « Les éoliennes peuvent mettre en valeur un paysage » ! On comprend par là qu'on a affaire à des fous furieux convaincus d'avance (c'est pourquoi je parlais d'adeptes). De tels groupuscules sont la honte de l'écologie avec pour seul effet de la discréditer auprès des gens sains d'esprit.

Partout, la bien-pensance domine, il suffit de lire l'article Wikipédia pour s'en convaincre ; les inconvénients sont évoqués, minimisés, balayés d'un revers de main ; par exemple l'impact visuel est traité via les résultats d'un sondage dont on n'a aucune des références et qui date… de 2003. Soit avant l'engouement pour le tourisme vert ; de plus, il ne me semble pas que ce soit au touriste qui se fait rôtir sur une plage au pied des barres d'immeubles de la Grande Motte qu'il soit pertinent de poser la question, non ?

En outre, on oublie trop facilement les nuisances annexes de l'éolien. Je ne parle même pas de la fabrication et du transport sur des routes étroites qu'il faut agrandir d'une telle masse d'acier et de béton, mais des travaux d'installation. Il n'est pas rare qu'ils soient faits à l'emporte-pièce, avec des routes d'accès construites en dépit du bon sens (balafre dans le paysage, érosion non maîtrisée), sans parler de l'enfouissement sans précaution des lignes électriques de raccordement au réseau, particulièrement dans des zones éloignées et sensibles comme la plupart des crêtes du Languedoc. Le nombre de paysages voire de biotopes (tourbières, landes à espèces rares) massacrés augmente à une vitesse hallucinante.

Certains considèrent que ces atteintes au paysage sont de peu d'importance si tout cela nous sauve du nucléaire. C'est oublier que, dans tous les cas, l'écologie, c'est uniquement notre confort : quoique nous fassions, la terre s'en remettra ; nous, ce n'est pas sûr. Dans cette perspective, une atteinte au paysage ne me paraît pas moins grave que d'autres formes de pollutions, et tout aussi irréversible en pratique. Et, comme on va le voir, l'atteinte au paysage est loin d'être la seule nuisance.

Bien entendu, aucun mode de production d'électricité n'est propre et sans inconvénient, mais il y a lieu de s'interroger sur le ratio inconvénients/bénéfices.

Outre l'atteinte au paysage, certains dénoncent le bruit des éoliennes, un ronronnement audible assez loin sous le vent ; en l'absence de vent, c'est 60 décibels dans un rayon de 80 mètres : le bruit d'une voiture roulant à 60 km/h à cent mètres de distance. Ça peut paraître peu, mais cela revient au passage continu nuit et jour d'une voiture dans des lieux où auparavant il n'y avait rien. Ne peut-on pas considérer que préserver des lieux de silence, luxe moderne, est aujourd'hui une priorité ?

On parle de champs électromagnétiques produits sans qu'à ma connaissance des études ne permettent de se faire une idée de la question, si ce n'est pour dire que le champ est trop faible pour avoir un quelconque impact, bien plus faible qu'un simple câble de transport électrique ou une antenne GSM. Il semble que même les personnes munies d'un pace-maker puissent se promener sans dommage au milieu d'un champ d'éoliennes (n'essayez tout de même pas tant que cette information n'est pas largement validée !).

Plus sérieux visible et vérifiable, de plus en plus d'oiseaux se font proprement découper. Cette vidéo a fait le tour du web, bien souvent a même fait rire, certains pensant qu'il s'agissait-là d'un sketch (!).

Dans la réalité, la situation pour le vautour serait loin d'être anecdotique (je ne parle même pas des chauve-souris, mais le problème est sans doute encore plus sérieux : lire cette étude). Quelques études laissent à penser que chaque éolienne tuerait environ un vautour par an en Espagne, plus ou moins selon les lieux d'implantation évidemment. Vu qu'il y a environ cinquante mille vautours fauves en Espagne, et que les projets éoliens portent sur un parc atteignant rapidement les vingt-cinq mille éoliennes, on peut s'attendre à la disparition pure et simple du vautour.

Pas étonnant que, semble-t-il, des vigiles soient employés pour faire disparaître les cadavres de vautours et autres rapaces tombés au pied des éoliennes (cette information reste à confirmer). Toutefois, les autorités commencent à s'en émouvoir, au point d'avoir fermé deux parcs suite à la mort de 220 vautours (lire l'article).

Dès lors, on tremble pour les populations de rapaces menacés, tel l'aigle de Bonelli. Avec 28 couples pour toute la France, le découpage à la moulinette d'un adulte serait loin d'être anodin. Il semble qu'un tel accident soit arrivé en Espagne. Quant au gypaète barbu, des projets éoliens fleurissent dans ses lieux de recolonisation (article de Gilles Berreau).

Pour ces rapaces menacés, le problème n'est pas anecdotique. Ainsi par exemple, en Ardèche, il est pris en compte, et du fait des risques pour l'avifaune, l'implantation des éoliennes est interdite dans les ZICO (Zones d'intérêt pour la Conservation des Oiseaux), en raison de la présence de percnoptères, de circaètes et surtout d'aigle de Bonelli (Schéma éolien de l'Ardèche). Par ailleurs, la Diren du Languedoc-Roussillon en tient compte dans ses études et recommandations (Atlas régional des sensibilités à l'implantation d'éoliennes en Languedoc-Roussillon).

Pour une vision générale, on lira avec profit l'article synthétique Les éoliennes et l'environnement du Monde des Pyrénées.

Ces quelques points spectaculaires ne doivent pas faire oublier un autre impact pour la faune, qui est la perte d'attrait de l'habitat, variable selon les espèces et donc à étudier au cas par cas. Cette perte d'attrait semble concerner principalement les oiseaux d'eau, ou du moins les espèces de milieux ouverts. Lire à ce sujet l'article L'énergie éolienne et la conservation de la nature de la LPO. Le problème avec une notion comme la perte d'attrait est qu'il y a probablement des effets de seuil et un effet d'île (connu aussi sous le nom de mitage), ce qui fait que quelques éoliennes ne permettent sans doute pas d'avoir une idée réelle de l'impact de beaucoup d'éoliennes.

Ajoutons que les éoliennes posent un problème sérieux de lutte contre les incendies, or elles sont largement implantées dans des zones à risque. Un Canadair doit larguer sa cargaison à une hauteur de trente à cinquante mètres ; une éolienne de cent-vingt mètres, placée évidemment dans un lieu venté,  empêche toute manœuvre sur près de dix fois sa hauteur. Dans les zones où les éoliennes s'égrènent sur toute la longueur des crêtes, que se passera-t-il en cas d'incendie ?

La solution pourrait peut-être venir de l'idée d'une start-up, d'intégrer les éoliennes aux pylônes. Voici le lien vers leur site, Wind-it, en espérant que leur approche soit solide et rencontre du succès ; approche tout de même lauréate du concours Next Generation organisé par le magazine américain Metropolis.

Alors certes, les pylônes sont tueurs également (lire la fin de cet article, paragraphe P) un nombre très important d'oiseaux les percutant, mais ils sont déjà en place, de toute façon. Intégrer l'éolienne dedans a le mérite de ne pas ajouter un danger supplémentaire. Et bien entendu, de ne pas ajouter de nuisances au paysage. Reste à voir pour les autres nuisances, bruit et champs électromagnétiques.

Si l'éolien ne peut pas évoluer vers ce genre de projets ou d'autres qui en éliminent les impacts, ne vaudrait-il pas mieux l'abandonner avant que nos campagnes ne voient la multiplication sauvage d'éolien individuel (chaque ferme son éolienne), en plus de l'éolien industriel qui, à n'en pas douter, sera bientôt visible de partout ?

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Commentaires

  1. J'ai lu avec interêt l'ensemble du billet néanmoins quelque chose m'interpelle, c'est le passage au niveau du bruit je cite :
    "certains dénoncent le bruit des éoliennes, un ronronnement audible assez loin sous le vent ; en l'absence de vent, c'est 60 décibels dans un rayon de 80 mètres : le bruit d'une voiture roulant à 60 km/h à cent mètres de distance."
    Je suis curieux de tout et essai de me tenir informé d'un maximum de choses et cette afirmation me paraît vraiment fausse ou en tous les cas comme ne voulant pas dire grand chose car il manque des éléments fondamentaux, enfant je me rappel être souvent aller jouer prêt d'une éolienne dans un champs souvenez-vous en campagne ils en existaient beaucoup pour pomper de l'eau et donner ainsi à boire à un troupeau et c'est vrai que ces éoliennes fasaient pas mal de bruits certainement en raison de leur grande vitesse de rotation et leur petit diamètre. L'été dernier en voyant un champs d'éolienne au sud de Clermont-ferrand en descendant vers Millau je me suis rendu au pied de ces mastaudontes (2,4 MW, des pales de 40 mètres, 60 mètres de hauts) et là surprise pas de bruits enfin si le vents dans mes oreilles faisait plus de bruit que les éoliennes il y avait a vu de nez 20 km/h de vent et les pales tournaient à peu prêt à la même vitesse que celles qui attrape l'oiseau.
    Alors ce serait sympa si un spécialiste venait nous donner de vrai chiffre sur le bruit de ces fameux champs éolien.
    Plutôt que donner un argument qui je pense n'est pas bon vous auriez du plutôt insister sur le fait que les éoliennes ne peuvent être qu'un complément durable et non pas une solution de remplacement en annonçant là aussi 8% du territoire couvert c'est faire de la caricature grossière il me semble que les objectifs sont de 20% de renouvelable dont l'éolien dedans nous sommes loin très loin de 8% du teritoire d'ailleurs y-a-t-il 8% de territoire assez venté ? il faudrait donc reprendre un peu tous les points, des choses et des chiffres sont interessant mais pour moi qui ne suis pas du tout spécialiste juste en lisant votre article je note quelques trucs qui me tilt pas, ou plutôt dans le mauvais sens, espèrons que des spécailistes viennent nous éclairer vous et moi.

    Posté par fran6t — 11 Nov 2009, 21:25

  2. Merci de votre lecture attentive.

    Au sujet du bruit, il semble en effet que ce soit variable et je n'ai pas trouvé d'autres chiffres. Néanmoins, la distance minimum aux maisons est calculée en fonction de ce bruit. Il n'est donc pas susceptible de gêner les habitants, mais les promeneurs.

    J'ai fait le test de randonner dans des lieux somptueux, hélas envahis d'éoliennes. Par jour de vent, on ne les entend pas car le bruit du vent est plus fort. par jour de faible vent, on entend un bruit de fond proche du grésillement des lignes haute tension, assez insupportable… mais si on marche, le bruit de pas couvre ce bruit là.

    Je suis donc d'accord pour dire que le bruit n'est vraiment pas le problème principal, sans qu'on puisse pour autant le considérer comme anodin dans un monde où l'absence de bruit autre que naturel devient exceptionnelle.

    Au sujet de la surface couverte, je sais bien que l'objectif n'est pas 100 % d'éolien, ce qui serait impossible pour des raisons de régulation du réseau, mais 20 %, objectif proche du maximum possible actuellement, du fait de la variabilité de cette production électrique. Néanmoins, je pensais intéressant de donner le chiffre de surface couverte car les gens qui ne se sont pas promenés en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon n'imaginent pas l'omniprésence de l'éolien.

    Afin de vous faire une opinion, je vous conseille un voyage dans ces régions. Si vos voyages datent de plus de deux ans, renouvelez-les car la situation évolue rapidement.

    Posté par Didier Vereeck — 12 Nov 2009, 08:15

  3. Niveau bruit, je n'avais pas bien fait attention mais finalement sur la vidéo du vautour on se rend bien compte du bruit qu'elles font en sachant que le cameraman doit être plutôt dans les 50 mètres que les 100 bref à partir du moment ou l'éoliennes tourne le vent fait plus de bruit donc je crois bien que pour ce genre d'éolienne l'argument bruit ne tient pas.
    La solution Wind-it je crois aussi que c'est à abandonner puisque la plupart des lignes HT seront enfouies d'ici quelques temps en tous les cas dans les zones à fort risque de mauvais temps de plus il me semble que cette solution serait bien plus dangeureuse cette fois-ci pour les petits oiseaux car plus le diamètre est petit plus ça tourne vite et du coup les chances de tuer augmente.
    Il me semble aussi que la nouvelle taxe professionelle disparaissant les sites éoliens vont fondre comme neige au soleil au profit de champs marin. Oui je traverse cette région relativement souvent et ma fois je ne trouve pas cela disgracieux plus que cela en tous les cas moins que la banlieue de carcassone ou les vignes qui ne sont plus trop entretenues. Allez faisons tomber les ruines de chateaux qui défigurent les sommets, tombons les moulins à vent des Pays-bas et du Quercy... non je rigole mais je crois franchement que cette nuisance vaut le coup non ? Dommage aussi que le critère visuel ne soit pas plus pris en compte il y a j'en suis sûr moyen de faire des éoliennes se fondant quasiment dans le paysage quand on voit des tours de verre et autres une des solutions pour moins nuire passe peut-être par là. Des problèmes plus urgents devraient être traité comme l'isolation, la vraie celle par l'extérieur de l'ancien ça c'est un vrai chantier et qui ferait gagner des tonnes et des tonnes de CO2 avant même d'installer des pompes à chaleur à tout va (avec une bonne isolation il faut très très peu d'apport en énergie et c'est vraiment durable), aider le photo-voltaïque qui lui aussi est discutable dans le cadre de la technologie des panneaux actuel l'eolien n'est qu'un petit bout de tout cela et effectivement certainement pas le plus urgent et le plus gagnant niveau co2.

    Posté par fran6t — 12 Nov 2009, 09:01

  4. bonsoir

    je n'avais pas trop envie de réagir sur ce sujet, qui est pour le moins un sujet hautement sensible....
    l'écologie fait partie de ces sujets qui font pouvoir aujourd'hui...
    et ce qui fait pouvoir ne se discute pas... entendons par là que le débat n'est pas autorisé à leur sujet...(l'écologie, c'est bon pour la planète et pour l'avenir des générations à venir, donc, pas de discutions, pas de débat à son sujet....
    didier, comme à son accoutumée, n'en a cure et c'est tant mieux... il nous permet l'échange, la réflexion, quant bien même cela soit-il une goutte dans l'océan...
    la raison de mon intervention ici, n'est pas tant sur les caractéristiques techniques de ceci ou cela, et que je ne maitrise absolument pas... mais plus sur un point porteur de l'écologie, la nature a droit de prépondérance sur les sociétés humaines....
    quand je dis nature, je ne dis pas seulement la planète et ses blessures, je ne dis pas seulement l'environnement et ses dégradations, je ne dis pas uniquement la météo soit-disant perturbée...
    quand je dis nature prépondérante à la société humaine, c'est aussi le fait de relever systématiquement des dégradations, (et là je sais que je ne vais pas me faire des amis, mais j'assume) sommes toutes mineures, sur la faune et consort, pour annihiler des projets de société...
    vouloir rendre prépondérant l'existence de certaines espèces animales à l'organisation et la production de la société humaine me sidère (je n'ai pas d'autres mots).
    alors, didier, je ne dis que c'est là ton objectif, mais je dis que dans un discours (médiatique) hautement sensible dans notre contexte actuel, il y a des points (aveugles), que l'on on refuse d'aborder, comme il y a des points qui ne souffrent aucune discutions (début de la perversion de la démocratie) (heureusement tu n'es pas de ceux qui veulent museler la démocratie) ....
    jeter l'anathème sur l'éolien au prétexte de la nuisance faite aux volatiles me reste incompréhensible en regard des drames que doivent vivre certaines populations (humaines faut-il le préciser) au Kazakhstan (notamment), drames dûs au nucléaire....
    http://www.boston.com/bigpicture/2009/11/kazakhstans_radioactive_legacy.html

    Posté par jean-luc — 13 Nov 2009, 01:09

  5. pour des questions de longueurs, la suite ici....

    face à cela, et malgré toute la passion que je porte à la nature, grand coureur des bois que je suis, et grand randonneur que je suis aussi, malgré l'écologiste convaincu que je suis depuis ma prime jeunesse, consommateur bio (et non pas consommateur de monsanto) je ne peux que rester interdit devant ce renversement des priorités et devant ce sabotage des projets de sociétés qu'entretient un discours partisan sorti de je ne sais où (et dont tu te fais involontairement le relais).

    et dieu sait si pourtant chaque fois que j'apprends la mort d'un loup dans les alpes française, c'est une blessure de plus dans mon coeur....

    au coeur de nos préoccupations c'est l'humain qui doit y être, rien d'autre.....
    en s'occupant (réellement) de l'humain, c'est de toutes les espèces vivantes que l'on s'occupera...
    mais l'inverse n'est pas vrai... et comme je l'ai écrit ailleurs, il y a un discours pseudo écologique qui me fait l'effet de cette représentation; "sous l'amour de la nature, la haine des hommes"....
    je ne me ferai pas des copains sur ce coup, (mais j'assume), pour le simple fait que l'écologie ne souffre pas de digressions à son sujet... il s'agit de soi-disant débattre dans le cadre strict de la "bien pensante".... et ne surtout pas réfléchir en dehors du cadre défini....
    mais c'est plus fort que moi.... je n'ai jamais su être dans le rang....
    tout cela est bien entendu livré dans le cadre strict d'un débat... et non pas pour critiquer stérilement un sujet et un objet ô combien déterminant pour notre avenir... (quand bien même que l'éolien ne représente que 8% de la production énergétique d'un pays) .
    bonne nuit, ou bonjour (c'est selon l'heure de la lecture du billet)

    jean-luc

    Posté par jean-luc — 13 Nov 2009, 01:10

  6. Merci de ta prise de position courageuse et pour l'essentiel, je suis d'accord avec.

    J'ai fait cet article pour faire le point sur des questions occultées. Je l'ai fait sans donner mon opinion. La mienne est que je ne suis pas d'accord pour massacrer le paysage au nom de l'éolien. Il s'agit bien d'une notion humaine. Si pour cela, il faut garder l'éolien (ce qui reste discutable) et le placer dans de lieux ad hoc (en mer par exemple) et que des oiseaux de mer se font massacrer, ça me gêne déjà moins.

    Moi non plus je ne vais pas me faire des copains (c'est déjà fait). J'ai travaillé dans la protection de la nature dès 1975 et j'ai pu observer à quel point rien n'est simple, et à quel point bien des données sur lesquelles nous nous fondons sont fausses. Toute l'écologie et à revoir, et heureusement, c'est en cours.

    Enfin, je l'ai déjà dit ici et je le redirai, l'écologie est la science de notre confort personnel, car la nature, elle, s'en remettra (mais peut-être sans nous).

    J'avais écrit également un article pour dissocier l'écologie scientifique (étude des écosystèmes) de la protection de la nature.

    Bref, merci de ton billet, et content de pouvoir susciter des débats sans tabou.

    Posté par Didier Vereeck — 13 Nov 2009, 09:16

  7. "Plus sérieux visible et vérifiable, de plus en plus d'oiseaux se font proprement découper. Cette vidéo a fait le tour du web"

    Allons, pas prendre les gens pour des neuneus non plus, on sait tous qu'une vidéo qui créée un buz, aussi impressionnante soit elle ne peut être généralisée...

    "Vu qu'il y a environ cinquante mille vautours fauves en Espagne, et que les projets éoliens portent sur un parc atteignant rapidement les vingt-cinq mille éoliennes, on peut s'attendre à la disparition pure et simple du vautour."

    Raccourcis démagogique et éhonté. UN PEU DE RIGUEUR tout de même, les calculs et comparaison absurdes n'ont pas lieu d'être si vous voulez donner un peu de crédibilité à votre article. D'ailleurs si vous lisez un peu les études en question, vous apprendriez que les éoliennes qui posent le plsu de problème pour les planeurs sont celles dont les mâts sont de type "treillis"... entre autre...

    "Pas étonnant que, semble-t-il, des vigiles soient employés pour faire disparaître les cadavres de vautours et autres rapaces tombés au pied des éoliennes (cette information reste à confirmer). "

    Manque de rigueur une fois de plus, rumeurs et bruits de couloirs non vérifié n'ont pas lieu d'être dans un "article" digne de ce nom, même si l'on indique que ce n'est "pas confirmé", l'information est donc nulle.

    "Alors certes, les pylônes sont tueurs également (lire la fin de cet article, paragraphe P) un nombre très important d'oiseaux les percutant, mais ils sont déjà en place, de toute façon."

    Super le principe du "il y a un tas de merde, mais c'est pas grave, pas contre faut pas en rajouter..."
    Si c'est votre vision de l'avenir pour le paysage français, c'est pas joli joli, et ce n'est pas ainsi que l'on résout un problème.

    Bref, ne pas être partisan de l'éolien, ok, mais quand on construit un argumentaire il faut faire preuve d'un peu de sérieux...

    Posté par Z. — 19 Nov 2009, 09:42


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